Aberration. En astrométrie,
déplacement apparent de la position observée d'un
corps céleste dû, à la fois, au caractère
fini de la vitesse de la lumière et aux mouvements de l'observateur
et du corps observé. (Voir Aberration
stellaire, Aberration planétaire).
Aberration annuelle. La composante
de l'aberration stellaire due au mouvement
du centre de gravité de la Terre par rapport au barycentre
du système solaire.
Aberration des fixes. Voir Aberration
stellaire.
Aberration diurne. La composante de
l'aberration stellaire due au mouvement
de l'observateur placé sur la Terre par rapport au centre
de gravité de la Terre.
Aberration elliptique. Partie de l'aberration
annuelle dépendant de l'excentricité
et de la longitude du périhélie (voir périastre)
de l'orbite terrestre. Dans les catalogues
d'étoiles antérieurs à 1984, on incluait
dans les positions des étoiles l'aberration elliptique
calculée pour la date de référence du catalogue.
Aberration instrumentale. En optique,
ensemble des phénomènes dus à l'imperfection
des instruments et qui altèrent la qualité des images
données par un système optique.
Aberration planétaire. Déplacement
apparent de la position observée d'un corps du système
solaire par rapport à sa position géométrique
dû, à la fois, au caractère fini de la vitesse
de la lumière et au mouvement du centre de gravité
de la Terre et du corps observé par rapport au barycentre
du système solaire.
Aberration stellaire (ou aberration
des fixes). Déplacement apparent de la position observée
d'une étoile par rapport à la position fournie par
un catalogue dû, à la fois, au caractère fini
de la vitesse de la lumière et au mouvement de l'observateur
par rapport aux étoiles. L'aberration stellaire se décompose
en aberration annuelle et aberration
diurne.
Angle horaire d'une direction, en un
lieu donné. L'une des coordonnées
horaires. Angle dièdre du cercle horaire
de la direction et du méridien du
lieu pris comme origine. L'angle horaire est compté positivement
dans le sens rétrograde.
Angle de phase. Donnée fondamentale
pour l'observation de la surface d'un astre qui est l'angle que
fait la direction centre de l'astre-Soleil avec la direction centre
de l'astre-Terre.
Année julienne. Unité
auxiliaire de temps définie comme étant égale
à 365.25 jours.
Année tropique. Intervalle de
temps séparant deux passages du Soleil à l'équinoxe
moyen. L'année tropique vaut, actuellement, environ 365.2422
jours.
Anomalie excentrique. Dans le mouvement
elliptique képlérien, l'angle (OP, OM')
où O désigne le centre de l'ellipse, P le périastre
et où M' est le point du cercle de rayon OP qui se projette
sur OP au même point que le point M représentant
la position du corps à l'instant t.
Anomalie moyenne. Dans le mouvement
elliptique képlérien, le produit du moyen
mouvement du corps par le temps écoulé depuis
le passage du corps au périastre.
Anomalie vraie. Dans le mouvement
elliptique képlérien, l'angle (FP, FM) où
F désigne le foyer de l'ellipse occupé par le corps
central, P le périastre et M
la position du corps à l'instant t.
Aphélie. Voir Apoastre.
Aplatissement. Paramètre qui
rend compte de la façon dont un corps céleste, considéré
comme un ellipsoïde de révolution, diffère
d'une sphère : c'est le rapport f=(a-b)/a
où a est le rayon équatorial de l'ellipsoïde
et b le rayon polaire (b<a).
Apoastre. Sur une orbite
elliptique, le point le plus éloigné du foyer de
l'ellipse occupé par le corps central. L'apoastre est appelé
apogée lorsque le corps central est la Terre, aphélie
lorsque le corps central est le Soleil.
Apogée. Voir Apoastre.
Ascension
droite d'une direction, pour une date donnée. L'une
des coordonnées équatoriales
polaires. Angle dièdre du cercle horaire
de la direction et de celui de l'équinoxe
pris comme origine. L'ascension droite est comptée positivement
dans le sens direct, parfois en degrés, de 0°
à 360° , plus généralement
en heures de 0h à 24h (1h = 15°).
Azimut
d'une direction, en un lieu donné. L'une des coordonnées
horizontales. Angle dièdre du vertical
contenant la direction et du vertical contenant le pôle
céleste sud (pour les astronomes) ou nord (pour
les marins) pris comme origine. L'azimut est compté positivement
dans le sens rétrograde.
Barycentrique. Qui se rapporte à
un système de référence centré au
barycentre du système solaire.
Calendrier
grégorien. Calendrier introduit par le Pape Grégoire
XIII en 1582, en remplacement du calendrier
julien. Le calendrier grégorien ne diffère
du calendrier julien que par la répartition des années
bissextiles et par un décalage de dix jours à l'origine,
le vendredi 15 octobre 1582 (grégorien) ayant succédé
au jeudi 4 octobre 1582 (julien). Les années bissextiles
sont les mêmes que dans le calendrier julien sauf pour les
années dont le millésime est multiple de 100 sans
l'être de 400. Ainsi 1700, 1800 et 1900 sont communes alors
que, comme dans le calendrier julien, 2000 est bissextile. La
durée moyenne de l'année grégorienne (365.2425
jours) est une bonne approximation de l'année
tropique. Ce calendrier est actuellement en usage dans
la plupart des pays.
Calendrier julien.
Calendrier introduit par Jules César, en -45 (46 avant
J.-C.), en remplacement du calendrier romain. Il comprend trois
années communes de 365 jours, suivies d'une année
bissextile de 366 jours, dans laquelle le mois de février
est de 29 jours. La durée moyenne de l'année julienne
(365.25 jours) est une approximation médiocre de l'année
tropique ce qui a conduit au remplacement du calendrier
julien par le calendrier grégorien.
Le calendrier julien est utilisé par les historiens et
les astronomes pour des dates antérieures à sa création,
il s'agit alors d'un calendrier fictif ayant les mêmes règles
de construction. Les historiens notent 1 avant J.-C. l'année
qui précède l'an 1 de l'ère chrétienne,
elle est bissextile; les astronomes notent 0 l'an 1 avant J.-C.
(bissextile), -1 l'an 2 avant J.-C. (commune) etc.
Cercle
horaire d'une direction. Demi-grand cercle de la sphère
céleste contenant les pôles
célestes et le point de la sphère céleste
associé à la direction. Le cercle horaire est donc
perpendiculaire à l'équateur
céleste.
Conjonction. Phénomène
dans lequel deux ou plusieurs corps célestes ont des longitudes
célestes (voir Longitudes célestes)
géocentriques ou des ascensions
droites égales. Conjonction d'une planète
supérieure avec le Soleil : les longitudes célestes
géocentriques de la planète et du Soleil sont égales.
Conjonction de Mercure ou Vénus avec le Soleil : les longitudes
célestes géocentriques de la planète et du
Soleil sont égales, la conjonction est dite supérieure
ou inférieure suivant que le Soleil est entre la Terre
et la planète ou que la planète est entre la Terre
et le Soleil. Conjonction de deux planètes entre elles,
d'une planète avec la Lune ou avec une étoile :
les ascensions droites des deux astres considérés
sont égales.
Constante de Gauss (k = 0.017
202 098 95). Constante définissant, dans le système
d'unités astronomiques, l'unité de longueur (unité
astronomique) à partir de l'unité de temps
(jour) et de l'unité de masse
(masse du Soleil) par l'intermédiaire de la troisième
loi de Kepler. k2 a les dimensions L3
M-1 T-2 de la constante de la gravitation.
Constante de la précession.
Coefficient du temps dans la représentation mathématique
de la précession générale
en longitude. Cette constante est déduite de l'observation.
Coordonnées apparentes d'un
corps à l'instant t. Coordonnées donnant
la direction du corps telle qu'elle serait vue par un observateur
placé au centre de la Terre à l'instant t.
Les coordonnées apparentes sont rapportées à
l'équinoxe et à l'équateur
vrais de la date ou à l'équinoxe vrai et
à l'écliptique moyen
de la date.
Coordonnées astrométriques
d'un corps du système solaire à un instant t.
Ascension droite et déclinaison
de la direction astrométrique
de ce corps à l'instant t rapportés à
l'équinoxe et l'équateur
moyens d'une date de référence (J2000, pour
les éphémérides actuelles).
Coordonnées astronomiques d'un
lieu (longitude et latitude
astronomiques). Coordonnées polaires de la verticale
du lieu rapportées à l'équateur
vrai de la date et à la direction origine, intersection
de ce plan et du méridien terrestre
origine.
Coordonnées écliptiques
d'une direction. Coordonnées de la direction rapportées
à l'écliptique moyen
et à la direction origine de ce plan définie par
l'équinoxe. Ces coordonnées
sont dites vraies lorsqu'elles sont rapportées à
l'écliptique moyen et à l'équinoxe vrai de
la date, moyennes de la date lorsqu'elles sont rapportées
à l'écliptique et à l'équinoxe moyens
de la date et moyennes d'une date de référence lorsqu'elles
sont rapportées à l'écliptique et à
l'équinoxe moyens de cette date de référence.
(Voir Coordonnées vraies et
Coordonnées moyennes). On utilise
deux sortes de coordonnées écliptiques : les coordonnées
écliptiques cartésiennes et les coordonnées
écliptiques polaires longitude
et latitude célestes.
Coordonnées
équatorialesd'une direction. Coordonnées
de la direction rapportées à l'équateur
céleste et à la direction origine de ce
plan définie par l'équinoxe.
Ces coordonnées sont dites vraies lorsqu'elles sont rapportées
à l'équateur et à
l'équinoxe vrais de la date, moyennes de la date lorsqu'elles
sont rapportées à l'équateur
et à l'équinoxe moyens de la date et moyennes d'une
date de référence lorsqu'elles sont rapportées
à l'équateur et à l'équinoxe moyens
de cette date de référence (voir Coordonnées
vraies et Coordonnées moyennes).
On utilise deux sortes de coordonnées équatoriales : les coordonnées équatoriales cartésiennes
et les coordonnées équatoriales polaires ascension
droite et déclinaison.
Coordonnées géométriques
d'un corps à l'instant t. Coordonnées
représentant la position géométrique
de ce corps.
Coordonnées
horaires d'une direction, en un lieu donné (angle
horaire et déclinaison).
Coordonnées polaires de la direction rapportées
à l'équateur vrai
de la date et à la direction origine, intersection de ce
plan et du méridien céleste
du lieu.
Coordonnées
horizontalesd'une direction, en un lieu donné (azimut
et hauteur). Coordonnées polaires
de la direction rapportées au plan horizontal
du lieu et à la direction origine, intersection de ce plan
et du vertical contenant la direction
du pôle céleste sud (pour
les astronomes) ou nord (pour les marins).
Coordonnées moyennes. Coordonnées
rapportées à l'équinoxe
et à l'équateur ou l'écliptique
moyens de la date (coordonnées moyennes de la date)
ou d'une date de référence (coordonnées moyennes
d'une date de référence). (Voir Coordonnées
écliptiques, Coordonnées
équatoriales).
Coordonnées planétocentriques.
Coordonnées utilisées pour repérer un point
à la surface d'une planète ou d'un satellite lors
d'études dynamiques ou astrométriques. La longitude
planétocentrique d'un point de la surface est l'angle
dièdre entre le méridien
du point considéré et un méridien origine
conventionnel. Elle est comptée, à partir du méridien
origine de 0° à 360°
dans le sens direct. La latitude planétocentrique
d'un point de la surface est l'angle que fait le vecteur joignant
le centre de l'astre à ce point avec le plan équatorial
de l'astre. Elle est comptée à partir de l'équateur
de l'astre de 0° à +90°
vers le pôle nord et de 0°
à -90° vers le pôle sud.
Coordonnées planétographiques.
Coordonnées utilisées pour cartographier la surface
d'une planète ou d'un satellite. La longitude planétographique
d'un point de la surface est l'angle dièdre entre le méridien
du point considéré et un méridien origine
conventionnel. Elle est comptée, à partir du méridien
origine de 0° à 360°
dans le sens opposé à la rotation de l'astre. La
latitude planétographique d'un point de la surface
est l'angle que fait la normale à la surface en ce point
avec le plan équatorial de l'astre. Elle est comptée
à partir de l'équateur de l'astre de 0°
à +90° vers le pôle
nord et de 0° à -90°
vers le pôle sud.
Coordonnées vraies. Coordonnées
rapportées à l'équinoxe
et à l'équateur vrais
de la date ou à l'équinoxe vrai et à l'écliptique
moyen de la date. (Voir Coordonnées
écliptiques, Coordonnées
équatoriales).
Date julienne (DJ). Durée écoulée
depuis le 1 janvier - 4712 à 12 h, origine de la période
julienne. On l'exprime en jour et fraction de jour. Pour
un usage rigoureux, on doit préciser l'échelle de
temps utilisée (TU, TT, TE, etc.).
Déclinaison
d'une direction. L'une des coordonnées
équatoriales polaires et l'une des coordonnées
horaires. Angle de la direction avec l'équateur
céleste. La déclinaison est comptée
en degrés, de -90° à
+90 °.
Demi-grand
axe. Paramètre représentant la moitié
du grand axe d'une ellipse. Le demi-grand axe est l'un des éléments
elliptiques usuels.
Direction astrométrique d'un
corps du système solaire. Direction joignant la position
de la Terre à l'instant t à la position du
corps à l'instant t - dT,
dT
étant le temps de lumière.
Elle est de même nature que la direction d'une étoile
fournie par un catalogue, une fois faites les corrections de mouvement
propre et de parallaxe annuelle.
Distance zénithale d'une direction,
en un lieu donné. Angle que fait la direction avec la direction
du zénith (voir Verticale).
La distance zénithale est le complément de la hauteur.
Éclipse. Obscurcissement d'un
astre produit par l'interposition d'un autre corps céleste
entre cet astre et la source lumineuse.
Éclipse
de Lune. Éclipse où
la Terre s'interpose entre la Lune et le Soleil. L'éclipse
de Lune est dite totale quand la Lune disparaît entièrement
dans l'ombre de la Terre, partielle
quand la Lune pénètre dans l'ombre de la Terre sans
y être totalement immergée, par la pénombre
quand la Lune entre dans la pénombre
de la Terre sans entrer dans l'ombre.
Éclipse
de Soleil. Passage du Soleil derrière la Lune qui
le cache à la vue d'un observateur terrestre. C'est donc,
en fait, l'occultation du Soleil par
la Lune. L'éclipse de Soleil est dite totale quand la Lune
masque complètement le Soleil, annulaire quand le disque
lunaire se projette sur le Soleil en laissant apparaître
un anneau de lumière concentrique, partielle quand la Lune
masque en partie le Soleil sans que l'on se retrouve dans les
conditions d'éclipse totale ou annulaire.
Écliptique moyen de la date.
Plan perpendiculaire au moment cinétique moyen du barycentre
Terre-Lune dans son mouvement héliocentrique. L'écliptique
est dit inertiel lorsque la vitesse est calculée dans un
système de référence non-tournant et rotationnel
lorsque la vitesse est calculée dans un système
de référence tournant. Le moment cinétique
moyen est obtenu en enlevant aux composantes du moment cinétique
vrai issu d'une théorie à variations
séculaires les termes dépendant des longitudes
moyennes des planètes et des arguments de la Lune.
Éléments
elliptiques. Dans le mouvement elliptique
képlérien, paramètres permettant
de définir la position d'un corps sur son orbite.
Cinq paramètres sont suffisants pour définir l'orbite
elle-même, par exemple le demi-grand
axe et l'excentricité
de l'ellipse, l'inclinaison de l'ellipse
sur un plan de référence, la longitude du noeud
ascendant de l'ellipse sur un plan de référence,
la longitude du périastre. Un
sixième paramètre est nécessaire pour avoir
la position du corps sur l'orbite, par exemple l'anomalie
moyenne, l'anomalie vraie ou
encore la longitude moyenne. Les cinq
premiers paramètres sont des constantes et le sixième
est une fonction du temps (linéaire dans le cas de l'anomalie
moyenne ou de la longitude moyenne). Dans le mouvement
elliptique perturbé on définit six éléments
elliptiques osculateurs fonctions du temps (voir théories
à variations séculaires, théories
générales).
Éléments moyens. Termes
séculaires de la représentation mathématique
des éléments elliptiques
d'un corps céleste obtenus dans une théorie
à variations séculaires du mouvement du
corps. Ces éléments peuvent être rapportés
à l'écliptique et à
l'équinoxe dynamique moyens
d'une date de référence (par exemple J2000) ou à
l'écliptique et à l'équinoxe dynamique moyens
de la date. Ces éléments représentent le
développement par rapport au temps des termes à
longue période des théories
générales. Ils sont utilisés pour
obtenir les constantes d'intégration des théories
à variations séculaires et des théories générales
et améliorer les termes à longue période
des théories générales.
Éléments osculateurs.
Éléments elliptiques
que prendrait un corps céleste à un instant t
si, à partir de cet instant, toutes les forces perturbatrices
disparaissaient. L'orbite réelle
est tangente à l'orbite osculatrice à l'instant
t.
Ellipse
képlérienne. Orbite
d'un corps dans un mouvement elliptique képlérien.
Époque standard. Voir Origine
des temps.
Équateur d'un astre. Grand cercle
de la surface d'un astre, considéré comme un ellipsoïde
de révolution, perpendiculaire à son axe de rotation.
(Voir Équateur céleste).
Équateur
céleste. Grand cercle de la sphère
céleste perpendiculaire à un axe voisin
de l'axe de rotation de la Terre. Par extension, plan de ce grand
cercle. (Voir aussi Équateur céleste
vrai, Équateur céleste moyen).
Équateur céleste vrai
(ou Équateur vrai de la date). Grand cercle de la
sphère céleste perpendiculaire
à la direction du pôle céleste
des éphémérides (CEP).
Équateur moyen de la date. Se
déduit de l'équateur vrai
de la date par une transformation fournie par la théorie
de la nutation. On passe de l'équateur moyen d'une date
à l'équateur moyen d'une autre date par une transformation
fournie par la théorie de la précession. Voir Precession-nutation.
Équateur vrai de la date. Voir Équateur
céleste vrai.
Équation des équinoxes.
Différence temps sidéral vrai
- temps sidéral moyen.
Équation du centre. Partie
de l'équation du temps de période
un an, due à l'excentricité
de l'orbite terrestre. Dans le mouvement
elliptique de la Terre autour du Soleil, elle représente
la différence anomalie vraie
- anomalie moyenne.
Équation
du temps. Différence temps
solaire moyen - temps solaire vrai.
Équinoxe d'un catalogue. Origine
des ascensions droites fournies par
le catalogue. Cet équinoxe est proche de l'équinoxe
dynamique moyen de la date de référence
du catalogue mais non nécessairement confondu avec lui.
Équinoxe dynamique de la date.
Noeud ascendant de l'écliptique
moyen de la date sur l'équateur moyen
de la date (équinoxe dynamique moyen) ou sur l'équateur
vrai de la date (équinoxe dynamique vrai). Il existe
deux équinoxes dynamiques, l'un inertiel, l'autre rotationnel
selon l'écliptique moyen, inertiel ou rotationnel utilisé
(voir Écliptique moyen). On
passe de l'équinoxe dynamique moyen d'une date à
l'équinoxe dynamique moyen d'une autre date par une transformation
fournie par la théorie de la précession.
Essaim météoritique.
Anneau de particules réparties le long de l'orbite d'une
comète, provenant de poussières ejectées
par son noyau.
Excentricité.
Paramètre caractérisant la forme d'une conique.
Dans une ellipse, rapport de la distance centre-foyer au demi-grand
axe. L'excentricité est l'un des éléments
elliptiques usuels.
Géocentrique. Qui se rapporte
à un système de référence centré
au centre de la Terre.
Géoïde. Surface qui coïncide
avec la surface moyenne d'équilibre des mers et la prolonge
sous les continents en restant partout perpendiculaire à
la direction du champ de pesanteur.
Hauteur
d'une direction, en un lieu donné. L'une des coordonnées
horizontales. Angle de la direction avec le plan
horizontal du lieu.
Héliocentrique. Qui se rapporte
à un système de référence centré
au centre du Soleil.
Inclinaison.
Angle entre le plan de l'orbite d'un
corps et un plan de référence. L'inclinaison est
l'un des éléments elliptiques
usuels.
Instants
du lever et du coucher d'un astre, en un lieu donné.
Instants où la distance zénithale
de l'astre z en dehors de l'atmosphère est : z
= 90° + R(90°)
où R(90°) est la valeur de
la réfraction pour une distance
zénithale de 90° (réfraction
à l'horizon). La valeur de la réfraction à
l'horizon étant mal connue, les instants du lever et du
coucher des astres ne peuvent être calculés à
une précision meilleure que la minute.
Instants du lever et du coucher de la
Lune, en un lieu donné. Se rapportent soit au bord
supérieur de la Lune, soit à son centre, et sont
calculés en tenant compte de la parallaxe.
Les instants du lever et du coucher
du bord supérieur de la Lune sont donc les instants où
la distance zénithalez du
centre de la Lune en dehors de l'atmosphère est z
= 90° + R(90°)
+ s - pi où R(90° ) est la réfraction
à l'horizon, s le rayon apparent de la Lune et pi
la parallaxe.
Instants du lever et du coucher du Soleil,
en un lieu donné. Se rapportent soit au bord supérieur
du Soleil, soit à son centre. Les instants
du lever et du coucher du bord supérieur du Soleil,
sont donc les instants où la distance
zénithalez du centre du Soleil en dehors de l'atmosphère
est z = 90° + R(90°)
+ s où R(90°) est la
réfraction à l'horizon
et où s est le rayon apparent du Soleil. On prend
généralement 34' comme valeur de la réfraction
à l'horizon et 16' comme valeur du rayon apparent du Soleil.
Jour
(d). Unité de temps du système UAI d'unités
astronomiques. Le jour est égal à 86 400 secondes
SI.
Jour julien. Partie entière
de la date julienne.
Latitude astronomique d'un lieu. L'une
des coordonnées astronomiques.
Angle de la verticale du lieu avec
l'équateur vrai. La latitude
astronomique est comptée en degrés, de -90°
à +90°.
Latitude céleste d'une direction.
L'une des coordonnées écliptiques
polaires. Angle de la direction avec l'écliptique
moyen. La latitude céleste est comptée en
degrés, de -90° à +90°.
Latitude planétocentrique.
Voir Coordonnées planétocentriques.
Latitude planétographique.
Voir Coordonnées planétographiques.
Libration de la Lune. Balancements
apparents de la Lune permettant d'observer un peu plus de la moitié
de sa surface. On distingue la libration optique due aux variations
de la vitesse orbitale de la Lune (libration en longitude), à
l'inclinaison de l'équateur de la Lune sur le plan de son
orbite (libration en latitude) et au
déplacement de l'observateur terrestre provenant de la
rotation de la Terre sur elle-même (libration diurne) et
la libration physique - beaucoup plus petite - due aux variations
de la rotation de la Lune autour de son axe.
Longitude astronomique d'un lieu.
L'une des coordonnées astronomiques.
Angle dièdre du méridien
céleste du lieu et du méridien céleste
passant par l'intersection du méridien
terrestre origine et de l'équateur
vrai de la date. La longitude astronomique est comptée
généralement en degré, soit de -180°
à +180° positivement vers l'ouest
comme c'est l'usage en France, soit de 0°
à 180° est ou ouest comme le
recommande l'UAI.
Longitude céleste d'une direction
pour une date donnée. L'une des coordonnées
écliptiques polaires. Angle dièdre des deux
demi-grands cercles de la sphère céleste
passant par les pôles de l'écliptique et contenant,
respectivement, le point représentant la direction envisagée
et l'équinoxe (demi-grand cercle
pris comme origine). La longitude céleste est comptée,
en degrés, positivement dans le sens direct de 0°
à 360°.
Longitude moyenne. Dans le mouvement
elliptique képlérien, le paramètre
l défini
par M+P où M représente l'anomalie
moyenne et P la longitude du périastre
Longitude moyenne moyenne d'une
planète. Fonction linéaire du temps t défini
par n t - l0
où n est le moyen mouvement
de la planète et l0
la constante d'intégration de la longitude
moyenne de la planète. Les longitudes moyennes
moyennes sont des arguments usuels des théories
à variations séculaires et des théories
générales.
Longitude planétocentrique.
Voir Coordonnées planétocentriques.
Longitude planétographique.
Voir Coordonnées planétographiques.
Magnitude.
Nombre caractérisant la luminosité d'un astre, mesurée
sur une échelle logarithmique. Les nombres les plus petits
correspondent aux astres les plus brillants. La magnitude apparente
caractérise la luminosité d'un astre vu de la Terre.
La magnitude absolue caractérise la luminosité d'un
astre vu d'une distance de 10 parsecs de la Terre pour les étoiles
et vu d'une distance d'une unité
astronomique pour lees corps du système solaire.
Méridien céleste d'un
lieu. Demi-grand cercle de la sphère
céleste contenant les pôles
célestes vrais et le zénith du lieu
(voir Verticale d'un lieu). Par extension,
demi-plan contenant ce demi-grand cercle.
Méridien de Greenwich.
Méridien terrestre passant
par l'observatoire de Greenwich. Le méridien de Greenwich
est maintenant remplacé, en tant que méridien origine,
par le méridien terrestre origine.
Méridien des éphémérides.
Méridien fictif qui occupe
à chaque instant la position qu'aurait eue le méridien
terrestre origine si la Terre avait tourné avec
une vitesse angulaire constante. Sa longitude par rapport au méridien
terrestre origine est égale à -1.002 7379 DT
où DT= TT - UT1. Tous les calculs
astronomiques effectués en utilisant le Temps
terrestre TT et se rapportant au méridien des éphémérides
sont identiques, formellement, à ceux effectués
en utilisant UT1 et se rapportant au méridien terrestre
origine.
Méridien d'un astre. Demi-grand
cercle de la sphère céleste
contenant les pôles de l'astre.
Méridien terrestre d'un lieu.
Demi-grand cercle de la sphère céleste
géocentrique contenant les pôles
terrestres et dont le demi-plan passe par le point considéré.
Méridien terrestre origine.
Méridien terrestre, proche
du méridien de Greenwich,
défini conventionnellement par les coordonnées de
points de la surface terrestre.
Météore.
Phénomène lumineux observé dans l'atmosphère
terrestre, dû en général à la traversée
de l'atmosphère par une météorite.
Météorite.
fragment d'astéroïde ou de noyau cométaire
circulant dans l'espace interplanétaire. Il est nommé
météorite après sa chute sur la Terre ou
sur une autre planète.
Mouvement
elliptique képlérien. Mouvement
képlérien dans lequel l'orbite
du corps est une ellipse. C'est, par exemple, le mouvement que
décrirait autour du Soleil, une planète soumise
à la seule attraction du Soleil (le Soleil et la planète
étant considérés comme des masses ponctuelles).
Mouvement elliptique perturbé.
Mouvement voisin du mouvement elliptique képlérien
dans lequel le corps est soumis non seulement à l'attraction
du corps central mais aussi à l'attraction d'autres corps
perturbateurs de masses faibles devant celle du corps central.
C'est, par exemple, le mouvement décrit par les planètes
autour du Soleil (le Soleil et les planètes étant
considérés comme des masses ponctuelles).
Mouvement
képlérien. Mouvement relatif d'un corps
ponctuel M autour d'un corps ponctuel central O, la masse de M
étant faible devant celle de O, les seules forces en présence
étant les attractions newtoniennes entre M et O. Dans un
mouvement képlérien l'orbite de
M est une conique de foyer O.
Mouvement propre d'une étoile.
Mouvement en ascension droite et en
déclinaison dont est animée
une étoile et qui fait varier sa position avec le temps.
Moyen mouvement. Dans le mouvement
elliptique képlérien, vitesse angulaire
moyenne d'un corps effectuant une révolution complète
sur une orbite de demi-grand
axe donné. Le moyen mouvement n est relié
au demi-grand axe a par la troisième loi de Kepler
n2a3 = constante.
Nadir. Voir Verticaled'un
lieu.
Noeud. L'un des deux points de la sphère
céleste associés à l'intersection
du plan de l'orbite avec un plan de
référence. La position du noeud est l'un des éléments
elliptiques usuels.
Nutation. Voir Précession-nutation.
Nutation luni-solaire. Voir Précession-nutation
luni-solaire.
Obliquité de l'écliptique.
Inclinaison de l'écliptique moyen
sur l'équateur moyen à
une date donnée.
Occultation. Passage d'un astre derrière
un autre qui le cache à la vue d'un observateur terrestre.
Ombre de la Terre, d'une planète
ou d'un satellite naturel. Région de l'espace dans laquelle
le corps considéré cache entièrement le Soleil.
Opposition d'une planète supérieure
avec le Soleil. Phénomène dans lequel les longitudes
célestes géocentriques de la planète
et du Soleil diffèrent de 180°
.
Orbite. Trajectoire décrite dans
l'espace par un corps céleste.
Origine des temps (ou Époque
standard). En 1984 l'origine des temps a été
fixée au 1 janvier 2000 à 12 heures de l'échelle
de temps considérée. Elle correspond à la
date julienne 2 451 545.0 et est désignée
par J2000.0 ou J2000. Par définition le début d'une
année julienne est séparé
de l'époque standard par un nombre entier d'années
juliennes.
Parallaxe. Différence entre
les directions apparentes d'un corps céleste lorsque l'observateur
passe d'un point de l'espace à un autre. Angle sous lequel
est vu, du corps céleste, un segment de droite joignant
les deux points. (Voir Parallaxe annuelle,
Parallaxe diurne).
Parallaxe
annuelle. Différence entre les directions apparentes
d'un corps céleste vu par un observateur placé au
barycentre du système solaire et vu par un observateur
placé au centre de la Terre. Pour une étoile, angle
sous lequel est vu, de l'étoile, le demi-grand
axe de l'orbite terrestre.
Parallaxe diurne. Différence
entre les directions apparentes d'un corps céleste vu par
un observateur placé au centre de la Terre et vu par un
observateur placé sur la Terre. Pour une étoile
la parallaxe diurne est négligeable.
Pénombre de la Terre, d'une
planète ou d'un satellite naturel. Région de l'espace
dans laquelle le corps considéré cache en partie
le Soleil.
Périastre. Sur une orbite
elliptique, le point le plus proche du corps central, foyer de
l'ellipse. La position du périastre est l'un des éléments
elliptiques usuels. Le périastre est appelé
périgée lorsque le corps central est la Terre,
périhélie lorsque le corps central est le
Soleil.
Périgée. Voir Périastre.
Périhélie. Voir Périastre.
Période
julienne. Système chronologique qui numérote,
sans discontinuer, les jours depuis le 1 janvier -4712 à
12 h.
Perturbations planétaires directes
de la théorie de la Lune. Perturbations du mouvement
de la Lune dues à l'attraction newtonienne des planètes
sur le vecteur Terre-Lune.
Perturbations planétaires indirectes
de la théorie de la Lune. Perturbations du mouvement
de la Lune dues aux écarts, provenant de l'attraction des
planètes, entre le mouvement héliocentrique
réel du barycentre Terre-Lune et un mouvement
elliptique képlérien.
Phases de
la Lune. Configurations successives de la Lune se produisant
lorsque les longitudes célestes
géocentriques de la Lune et du Soleil sont égales
(nouvelle Lune), diffèrent de 90°
(premier quartier), de 180° (pleine
Lune) ou de 270° (dernier quartier).
Plan horizontal d'un lieu. Plan passant
par le centre de la sphère céleste
et perpendiculaire à la verticale du
lieu.
Plus grande élongation d'une
planète inférieure. Instant où la différence
des longitudes célestes géocentriques
de la planète et du Soleil est maximale.
Point sub-solaire. Point de la surface
d'un corps céleste qui se trouve à l'intersection
de la demi-droite joignant le centre de l'astre au centre du Soleil.
Point sub-terrestre. Point de la
surface d'un corps céleste qui se trouve à l'intersection
de la demi-droite joignant le centre de l'astre au centre de la
Terre.
Pôle céleste des éphémérides
(CEP). Pôle (nord) de référence pour le
mouvement du pôle et la nutation.
Sa direction, voisine de l'axe de rotation de la Terre, est définie
de façon à ne présenter aucun mouvement diurne
ou quasi-diurne ni dans la Terre, ni dans l'espace.
Pôles célestes. Les deux
points d'intersection (pôle céleste nord et pôle
céleste sud) de la sphère céleste
avec un diamètre dont la direction est voisine de celle
de l'axe de rotation de la Terre.
Pôles d'un astre. Les deux points
d'intersection de la surface de l'astre (pôle nord et pôle
sud) avec l'axe de rotation de l'astre.
Position géométrique d'un
corps. Position effectivement occupée par le corps à
l'instant t, sans tenir compte du trajet de la lumière.
Précession
des équinoxes . Voir Précession-nutation.
Précession générale.
Ensemble de la précession luni-solaire (voir Précession-nutation
luni-solaire) et de la précession
planétaire.
Précession générale
en longitude. Déplacement séculaire de l'équinoxe
le long de l'écliptique mobile.
Cet effet résulte de la précession luni-solaire
(voir Précession-nutation luni-solaire)
dans le sens rétrograde le long de l'écliptique
de l'époque de référence et de la précession
planétaire dans le sens direct sur l'équateur
mobile, due au déplacement de l'écliptique.
Précession luni-solaire. Voir
Précession-nutation luni-solaire.
Précession-nutation. Déplacement
au cours du temps du plan de l'équateur
et du plan de l'écliptique,
par rapport à un système
de référence inertiel, dû aux actions
gravitationnelles de la Lune, du Soleil et des planètes.
La représentation mathématique de ce déplacement
comporte des termes séculaires,
des séries périodiques et des séries
de Poisson. Conventionnellement on appelle précession
l'ensemble des termes séculaires et nutation l'ensemble
des séries périodiques et des séries de Poisson.
Précession-nutation luni-solaire.
Déplacement du plan de l'équateur
sous l'action, essentiellement, de la Lune et du Soleil. L'action
des planètes n'est cependant pas négligeable et
est prise en compte dans les théories modernes. Comme la
précession-nutation, la précession-nutation
luni-solaire se décompose conventionnellement en précession
luni-solaire et nutation luni-solaire.
Précession planétaire.
Lent déplacement du plan de l'écliptique
dû à l'action gravitationnelle des planètes
sur la Terre.
Problème principal de la
théorie de la Lune. Étude du mouvement de la Lune
dans l'hypothèse simplificatrice où le seul astre
perturbateur est le Soleil, le barycentre Terre-Lune se déplaçant
sur une ellipse képlérienne.
Pulsar. Étoile à neutron
(étoile en fin d'évolution, très dense et
de très faible diamètre) en rotation rapide sur
elle-même, et émettant des impulsions radio avec
une période remarquablement constante comprise entre 1
milliseconde et quelques secondes. Les pulsars sont l'objet d'études
et d'observations utiles à la détermination des
échelles de temps.
Quadrature d'une planète supérieure
avec le Soleil. Phénomène dans lequel les longitudes
célestes géocentriques de la planète
et du Soleil diffèrent de 90°.
Radiant. Point de la sphère céleste
d'où semblent provenir les météores d'un
essaim météoritique.
Réduction à l'équateur.
Partie de l'équation du temps
de période six mois, due à l'obliquité
de l'écliptique.
Réfraction astronomique (ou
réfraction). Changement de la direction des rayons
lumineux provenant d'un astre, dû à leur traversée
de l'atmosphère terrestre (ou plus généralement
d'une atmosphère planétaire). La réfraction
a pour effet que la distance zénithale
observée de l'astre est inférieure à la distance
zénithale qu'il aurait s'il n'y avait pas d'atmosphère.
Son amplitude dépend de la distance zénithale de
l'astre, des conditions atmosphériques et de la longueur
d'onde de la lumière.
Seconde SI (s). Unité de temps
du Système International depuis 1967. La seconde SI est
la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation
correspondant à la transition entre les deux niveaux hyperfins
de l'état fondamental de l'atome de césium 133.
Séries de Poisson d'ordre
p. Développements en puissance du temps t
de la forme : S0 + tS1 + t2S2
+ ... + tpSp où les fonctions
Si sont des séries de Fourier.
Sphère
céleste. Sphère de centre et de rayon quelconques
dont les points servent à représenter les directions
de l'espace : à toute direction D on associe le point d'intersection
de la sphère céleste et de la demi-droite parallèle
à D dont l'origine est le centre de la sphère.
Système de référence
inertiel (ou galiléen). Système de référence
spatial privilégié en mécanique newtonienne,
associé à une échelle de temps uniforme.
Deux systèmes de référence inertiels se déduisent
l'un de l'autre par un mouvement de translation de vitesse constante.
C'est dans ces systèmes de référence que
sont valables les lois fondamentales de la mécanique générale.
Système de référence
spatio-temporel. Système de référence
utilisé en mécanique relativiste et dans lequel
il n'y a plus de véritable séparation entre coordonnées
spatiales et coordonnée temporelle (voir Temps-coordonnée).
Dans le cadre de la relativité générale,
il n'y a plus de système de référence universel
mais des systèmes locaux. À l'intérieur du
système solaire on peut ainsi établir la hiérarchie
des systèmes de référence suivante : système
barycentrique centré au barycentre du système solaire,
héliocentrique centré au Soleil, local Terre-Lune
centré au barycentre du système Terre-Lune, géocentrique
centré au centre des masses de la Terre et topocentrique
dont l'origine est un point de la surface terrestre.
Temps atomique international (TAI).
Coordonnée de repérage temporel établie par
le Bureau international de l'heure sur la base des indications
d'horloges atomiques fonctionnant dans divers établissements
et dont l'unité est la seconde SI.
Temps-coordonnée. En mécanique
relativiste, la première coordonnée de l'espace
temps divisée par la vitesse de la lumière. Dans
un système de référence
spatio-temporel barycentrique, le temps-coordonnée
peut être interprété comme le temps qui serait
indiqué par une horloge au repos par rapport au barycentre
du système solaire et infiniment éloignée
des planètes.
Temps coordonnée barycentrique (TCB).
Échelle de temps-coordonnée
liée au système de référence
spatio-temporel barycentrique qui remplace le Temps
dynamique barycentrique TDB dans le système recommandé
par l'UAI en 1991. TCB diffère du Temps
terrestre TT par des termes périodiques, des termes
séculaires et des termes
de Poisson.
Temps coordonnée géocentrique
(TCG). Échelle de temps-coordonnée
liée au système de référence
spatio-temporel géocentrique. TCG ne diffère
du Temps terrestre TT que par un terme
séculaire.
Temps de lumière. Temps mis
par la lumière émise ou réfléchie
par un corps céleste pour atteindre l'observateur placé
sur la Terre. Ce temps peut être considéré
comme constant pour une étoile donnée mais non pour
un objet du système solaire.
Temps des éphémérides
(TE ou ET). Échelle de temps utilisée de 1952
à 1976 pour les théories dynamiques et jusqu'en
1984 pour les éphémérides des corps du système
solaire. Elle est définie à partir de la théorie
du mouvement de la Terre autour du Soleil de Newcomb. Cette échelle
de temps est maintenant remplacée par les échelles
de Temps terrestre TT, de Temps
Coordonnée Barycentrique TCB, de Temps
Coordonnée Géocentrique TCG, de Temps
Dynamique Barycentrique TDB.
Temps dynamique barycentrique (TDB).
Échelle de temps-coordonnée
recommandée par l'UAI en 1976 pour les éphémérides
et les théories dynamiques rapportées au barycentre
du système solaire. TDB diffère du Temps
terrestre TT par des termes périodiques et des
termes de Poisson. En 1991, l'UAI
a recommandé de remplacer TDB par le temps
coordonnée barycentrique TCB.
Temps propre. En mécanique
relativiste, le temps lu sur une horloge dans un laboratoire.
Il est différent du temps coordonnée.
Temps sidéral en un lieu donné,
à un instant donné. Angle horaire
de l'équinoxe . On parle du
temps sidéral vrai lorsqu'il s'agit de l'équinoxe
vrai et du temps sidéral moyen lorsqu'il s'agit de l'équinoxe
moyen de la date. En un lieu donné, à un instant
donné, la somme de l'ascension droite
vraie d'un astre et de son angle horaire est égale au temps
sidéral vrai. Au moment du passage supérieur d'un
astre au méridien, son ascension
droite vraie est donc égale au temps sidéral vrai.
Temps solaire moyen. Temps
solaire vrai corrigé des inégalités
de l'ascension droite du Soleil : c'est donc la partie linéaire,
par rapport au temps, du temps solaire vrai.
Temps solaire vrai en un lieu, à
un instant donné. Angle horaire
du centre du Soleil en ce lieu, à cet instant.
Temps terrestre (TT). Échelle
de temps utilisée pour les éphémérides
géocentriques apparentes dont l'unité de temps est
la seconde SI. Au 1 janvier 1977 0
h TAI, TT a pour valeur 1 janvier 1977, 0 h 0 min 32.184 s. C'est
une échelle de temps idéale dont la réalisation
pratique est liée au Temps atomique international
TAI, par TT = TAI + 32.184 s.
Temps universel (TU ou UT). Échelle
de temps étroitement liée à la rotation diurne
de la Terre qui a longtemps été à la base
des temps légaux. TU est défini par une relation
mathématique donnant l'expression du temps
sidéral en fonction du Temps universel. On peut
donc déterminer TU à partir d'observations d'étoiles
(passage d'étoiles au méridien,
par exemple). Le Temps universel ainsi obtenu est rapporté
à un pôle fixe sur la Terre et est noté UT0.
Le Temps universel rapporté au pôle
céleste des éphémérides CEP
s'obtient en s'affranchissant du mouvement du pôle et est
noté UT1. Depuis 1984 l'échelle de temps légale
n'est plus basée sur le Temps universel mais sur le Temps
universel coordonné UTC.
Temps universel coordonné (UTC).
Échelle de temps diffusée par les signaux horaires
et utilisée comme base des temps légaux. C'est,
en fait le Temps atomique international
TAI décalé d'un nombre entier de secondes. Ce nombre
est modifié régulièrement de telle sorte
que la différence entre UTC et le Temps
universel UT1 n'excède pas 0.9 s en valeur absolue.
Termes séculaires. Polynômes
du temps que l'on rencontre dans la représentation mathématique
de différents phénomènes astronomiques, comme,
par exemple les théories des mouvements des corps célestes
ou la théorie de la précession-nutation.
Terminateur. Courbe le long de laquelle
le cône circonscrit au Soleil et à un astre est tangent
à l'astre. Cette courbe sépare la région
éclairée de l'astre de celle qui est dans l'ombre.
Théorie générale.
Représentation mathématique du mouvement
elliptique perturbé d'une planète où
les coordonnées sont représentées sous forme
de séries de Fourier. Les arguments de ces séries
sont des combinaisons de fonctions linéaires du temps.
Ces fonctions du temps peuvent être des arguments de période
de l'ordre de celles de la révolution des planètes,
comme par exemple les longitudes moyennes
moyennes (arguments à courte période), ou
des arguments de période de l'ordre de celles des longitudes
des noeuds et des périhélies
(voir périastres) (arguments
à longue période). Ces théories ont un intervalle
de validité très grand (de l'ordre du million, voire
de la dizaine de millions d'années) mais ont, en général,
une précision insuffisante pour construire des éphémérides.
Elles sont utilisées pour étudier l'évolution
du système solaire.
Théorie à variations séculaires.
Représentation mathématique du mouvement
elliptique perturbé d'une planète où
les coordonnées sont représentées sous forme
de termes séculaires et de
séries de Poisson. Les arguments
de ces séries sont des combinaisons de fonctions linéaires
du temps. Ces fonctions du temps sont uniquement des arguments
de période de l'ordre de celles de la révolution
des planètes, comme par exemple les longitudes
moyennes moyennes. Ces théories ont un intervalle
de validité de l'ordre de quelques milliers d'années,
leur précision est suffisamment bonne pour construire des
éphémérides.
Topocentrique. Qui se rapporte à
un système de référence centré sur
un point de la surface de la Terre.
Unité astronomique (ua). Demi-grand
axe d'une orbite que décrirait
autour du Soleil une planète de masse négligeable,
non perturbée, dont le moyen mouvement
est égal à k radians par jour, k étant
la constante de Gauss.
Vertical d'une direction, en un lieu
donné. Demi-grand cercle de la sphère
céleste contenant la verticale
du lieu et le point de la sphère céleste
associé à la direction. Par extension, le demi-plan
contenant ce demi-grand cercle.
Verticale d'un lieu. Direction opposée
au champ de pesanteur en ce lieu. Le point de la sphère
céleste associé à cette direction
est le zénith du lieu, le point diamétralement
opposé est le nadir.
VLBI. Very long base interferometry,
interférométrie à très longue base.
Méthode de radio-astronomie consistant à enregistrer
un signal et un chronométrage extrèmement précis
en deux lieux séparés par des distances qui peuvent
être intercontinentales. Ces enregistrements sont ensuite
envoyés en un même endroit et interfèrent
dans un corrélateur. Cette méthode donne accès
à des précisions astrométriques de l'ordre
de quelques dizaines de microsecondes de degré.
Zénith. Voir Verticale
d'un lieu.