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Introduction
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Pourquoi étudier les astéroïdes
Le premier jour de l'année 1801, Giuseppe Piazzi découvrit
un objet qu'il pensa d'abord être une comète. Mais après
que son orbite fût mieux déterminée, il apparut évident
que ce n'était pas une comète mais plus vraisemblablement
une petite planète. Piazzi l'appela Cérès, en l'honneur
du dieu sicilien de l'agriculture. Cette découverte marqua le début
de l'exploration et la recherche sur la population astéroïdale.
Mais pourquoi étudier les astéroïdes ? Petits objets
rocheux de taille n'excédant pas quelques centaines de kilomètres
de diamètre, ils ont souvent été appelés, au
milieu du siècle, "les vermines du ciel". Les petites traînées
qu'ils laissaient sur les plaques photographiques étaient considérées
comme des nuisances. Les astéroïdes occupent principalement
la région de transition, entre les planètes telluriques et
les planètes géantes, c'est à dire entre 2,1 et 3,3
UA. Quoique les astéroïdes aient subi une substantielle évolution
collisionnelle depuis leur formation, la plupart d'entre eux n'ont pas
eu à souffrir d'une grande évolution géologique, thermique
ou orbitale. Et c'est là que réside le principal intérêt
de l'étude des astéroïdes. De par leur petitesse, ces
objets ont très vite évacué la chaleur originelle
de la nébuleuse protosolaire figeant ainsi la composition initiale
de cette dernière. Ainsi l'étude des petits corps nous renseigne
sur les conditions initiales qui ont prévalu à la naissance
du système solaire. En particulier, les météorites,
qui sont des fragments d'astéroïdes, sont les preuves fossiles
des événements qui ont affecté les premiers temps
de la formation du système solaire.
Il est généralement admis que les perturbations engendrées
par le jeune Jupiter ont empêché la formation d'une planète
dans la région astéroïdale (Safronov, 1969). Si c'est
le cas, la formation des astéroïdes est intimement liée
au problème important et non résolu de la formation des planètes,
l'échelle de temps de la croissance de Jupiter et des autres planètes
géantes.
Les astéroïdes sont aussi importants parce qu'ils sont la
source de la plupart des météorites. De plus, certains astéroïdes,
les géocroiseurs, ou en anglais Earth Crossing Asteroids (ECA) présentent
un danger pour la Terre car leurs orbites croisent celle de notre planète.
On sait que la terre, comme tous les corps du système solaire, a
eu un passé violent. Pour preuve, la constellation de cratères
dont est ornée la surface lunaire. De telles cicatrices sur Terre
ont été masquées et érodées par l'activité
terrestre. Il est rituel quand on parle de ce sujet, d'évoquer la
chute d'un astéroïde ou d'une comète, il y a 65 millions
d'années, à la frontière du Crétacé
et du Tertiaire (Alvarez et al. 1980) et qui fut responsable de l'extinction
des dinosaures. Le cratère d'impact, retrouvé près
de la côte de la péninsule de Yucatán (golfe du Mexique)
a un diamètre estimé d'au moins 180 km. Plus récemment,
en 1908, on pense qu'un fragment de comète a explosé au dessus
de la région de la rivière Tunguska, en Sibérie. D'une
taille de quelques dizaines de mètres, cet objet a dévasté
une superficie de 2000 km2. Sa force explosive a été
estimée à l'équivalent de 10-20 mégatonnes
de TNT. Le règne de l'homo-sapiens est-il en sursis ? Peut-être,
mais du moins existe t-il d'autres cataclysmes autrement plus probables.
Mais ce qu'il faut retenir, et qui est certain, c'est que de gros astéroïdes
entrent régulièrement en collision avec la Terre, et que
les conséquences peuvent être globalement dévastatrices,
avec des effets durables sur le climat (hiver nucléaire). On estime
à plus de 1500, la population d'ECAs dont le diamètre est
plus grand que 1 km (Rabinovitz et al. 1994). D'après ce chiffre,
et les traces géologiques, on estime que la Terre subit une rencontre
avec un astéroïde de taille kilométrique, tous les 300000
ans environ. Quand un tel corps frappe la Terre à une vitesse de
20-30 kilomètres par seconde, l'énergie dégagée
équivaut à celle d'une bombe de 100000 mégatonnes,
et le cratère créé peut atteindre 20 kilomètres
de diamètre! Quant à la fréquence d'impact avec un
objet du type Tunguska (quelques dizaines de mètres de diamètre)
elle est de quelques centaines d'années.
Afin de quantifier plus précisément le risque de collision
avec la Terre, un programme de surveillance du ciel va être mis en
place. Appelé Spaceguard survey, ce programme utilisera un
réseau de télescopes dédiés, de 2 ou 3 mètres
de diamètre. L'objectif recherché est de découvrir
dans les vingt-cinq ans, quatre-vingt dix pour cent de l'entière
population des ECAs de taille kilométrique. Nous serions alors à
même de prévoir l'évolution orbitale de ces objets
et de prévenir tout danger de collision avec des moyens qui restent
à définir.
Un troisième et dernier intérêt que l'on peut trouver
à l'étude des astéroïdes est d'aspect économique.
Les ressources sur Terre ne sont pas inépuisables, et on peut envisager,
dans un futur proche pouvoir exploiter les ressources minières des
astéroïdes (O'Leary, 1977). On estime qu'un kilomètre
cube d'astéroïde de type M, c'est à dire métallique
contient 7.1012 kg de fer, 1012 kg de nickel, et
suffisamment de cobalt pour satisfaire la consommation mondiale pendant
3000 ans (Kowal, 1996). Les astéroïdes peuvent constituer d'avantageuses
bases spatiales de pré-colonisation du système solaire. En
effet, grâce à leurs ressources minières, ils peuvent
pourvoir les colons en matériaux de construction, ainsi que leurs
besoins en eau, carbone et azote (Nichols 1993). De plus, de part leur
faible masse donc gravité, l'énergie requise pour quitter
l'astéroïde-hôte est beaucoup plus faible que celle nécessaire
pour quitter la Terre.
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Prémices d'une découverte.
En 1766, Johannes Titius tenta avec succès de trouver une formule
mathématique qui décrirait la distribution des planètes
autour du soleil. Quelques années plus tard, Johann Elert Bode popularisa
cette loi qui est maintenant connue sous le nom de loi de Titius-Bode.
Il existe plusieurs expressions de cette loi comme :
distance (UA) = 0,4 + 0,3 x 2n
où n = -¥ , 0,1,2,3,....etc.
Une UA désigne l'unité astronomique (1.49 108
km).
A la fin du XVIIIème siècle, cette loi devint plus intrigante,
particulièrement quand William Hershel découvrit Uranus à
une distance très proche de celle que prévoyait la loi de
Bode. Le point intéressant de cette loi est qu'elle indique une
position à 2,8 UA du soleil. Or, aucune planète n'existe
à cet endroit. Dès lors, les astronomes du XVIIIème
siècle furent convaincus qu'une petite planète inconnue devait
exister dans ce trou, et une chasse à la planète manquante
fût lancée. Paradoxalement, ce fût un astronome italien,
Piazzi, non impliqué dans cette recherche, qui découvrit
le premier astéroïde, Cérès, le 1er Janvier 1801.
Cérès apparaissait beaucoup moins lumineux que ses voisins
Mars et Jupiter. En effet, on sait maintenant que Cérès est
de loin le plus gros astéroïde avec un diamètre de 940
km et une masse de 1,18 1021 kg. A lui seul, il représente
environ un tiers de la masse totale de la ceinture principale (voir définition
plus loin). En Mars 1802, Olbers trouva un autre astéroïde
qu'il nomma Pallas. Avec cette seconde découverte, il s'avéra
possible qu'il pouvait exister d'autres petites planètes, au lieu
de la grande et unique planète prévue par la loi de Titius-Bode.
Les années qui suivirent confirmèrent cette idée avec
les découvertes de Juno et Vesta, et de dizaines d'autres petites
planètes.
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Propriétés physiques et chimiques
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Localisation des astéroïdes.
A ce jour (juin 2000), nous connaissons plus de 60000 astéroïdes
dont plus de 13000 sont numérotés (note 1). Un astéroïde
obtient son numéro et son nom quand un nombre suffisant d'observations
a été effectué pour déterminer ses éléments
orbitaux avec précision. Le rythme annuel des découvertes
est actuellement de plusieurs centaines, ceci grâce aux programmes
automatiques de recherche. Il y a certainement encore des centaines de
milliers d'autres astéroïdes qui sont trop petits, trop sombres
ou trop distants de la Terre pour être détectés. 26
astéroïdes connus ont un diamètre supérieur à
200 km. Notre connaissance des plus grands astéroïdes est quasi
complète : nous connaissons probablement 99% des astéroïdes
plus grands que 100 km de diamètre. Pour ceux dont le diamètre
est compris entre 10 et 100 kilomètres, nous en connaissons environ
la moitié. Mais en ce qui concerne les plus petits, nous en connaissons
un petit nombre comparativement à la population totale. Ainsi, il
existe sans doute un million d'astéroïdes de taille kilométrique.
La grande majorité des astéroïdes occupent une "ceinture"
située entre Mars et Jupiter, et connue sous le nom de ceinture
principale, qui s'étend entre 2,1 et 3,3 UA du soleil. Un petit
nombre ont leur demi-grand axe plus grand ou plus petit, ou une excentricité
telle qu'ils n'appartiennent pas à cette région (cf. figure
1). Faisons un petit tour du système solaire des astéroïdes
en commençant par les plus proches de notre étoile.

Figure 1 : distribution héliocentrique des demi-grand axes
pour environ 4000 astéroïdes. Les résonances et les
lacunes de Kirkwood y sont apparentes.
Nous rencontrons tout d'abord le groupe des Aten (les groupes
d'astéroïdes sont souvent dénommés d'après
la découverte du premier de leurs membres, en l'occurrence ici,
2062 Aten), qui a un demi-grand axe a < 1,00 UA donc tourne autour du
soleil en moins d'une année terrestre. Il est à noter que
ces objets croisent l'orbite de la Terre (distance à l'aphélie
Q ³ 0,983). Ensuite, nous avons encore
deux autres groupes d'astéroïdes, le groupe des Apollo
(a > 1,00 UA et distance au périhélie q £
1,017) et le groupe des Amor (a > 1,00 UA et 1,017 <
q £ 1,3). Les objets Amor ne croisent
donc, actuellement, que l'orbite de Mars. L'ensemble des Objets Aten-Apollo-Amor
sont souvent dénommés OAAA, ou NEAs, (acronyme des mots anglais
Near Earth Asteroids) ou encore géocroiseurs. Ce sont ces objets
qui présentent un danger de collision potentiel avec la Terre, et
qui sont étroitement surveillés. Plus loin du soleil, nous
trouvons le groupe de Hungaria entre 1,82 et 2,00 UA, bien en dehors
de l'orbite de Mars (1,5237 UA). A cause de l'excentricité de son
orbite, Mars a " nettoyé " la région entre 1,3814 et 1,6660
UA. Enfin, nous atteignons la populeuse région de la ceinture principale.
Cette région est clairement entrecoupée d'espaces vides d'astéroïdes :
les lacunes de Kirkwood. Nous reparlerons de ces lacunes et de leur signification
un peu plus loin. Quand les autres paramètres orbitaux sont pris
en compte, on met en évidence des regroupements d'astéroïdes
appelés familles. Les familles d'astéroïdes constituent
un domaine de recherche important pour la compréhension de l'origine
et l'évolution des petits corps. Les familles les plus anciennement
connues et les plus nombreuses aussi sont : la famille de Koronis
avec un demi-grand axe moyen de 2,85 UA, une inclinaison de 2 degrés
et une excentricité d'environ 0,05 ; la famille de Eos, avec
a » 3,01, i »
10°, et e » 0,17 ; et la famille de
Thémis avec a » 3,13, e »
0,15, et i » 1°. Juste après
le groupe de Hungaria se trouve la famille de Phocaea (a=2,4,
i=23°, et e=0,25 en moyenne) et la famille de Flora (2,06 <
a < 2,3, i < 10°, et 0,08 < e < 0,20). L'étude des
regroupements des astéroïdes en familles a été
initié au début du siècle par Hirayama (1918), et
plusieurs familles moins évidentes ont été suggérées,
en plus de celles décrites ci-dessus.
Ainsi est constituée la ceinture principale. A la frontière
de celle-ci on trouve le groupe de Cybeles (3,2 UA), et plus détaché
se trouve le groupe de Hildas à 4 UA du soleil. Ensuite,
sur la même orbite que Jupiter, aux points de Lagrange L4
et L5 une population d'objets suit et précède
la planète géante : les Troyens. Plusieurs centaines
d'astéroïdes de ce type sont connus ; parmi les plus gros sont
624 Hektor (222 km), 588 Achilles (147 km) et 617 Patroclus (149 km). Il
existe aussi un petit nombre d'astéroïdes (appelés Centaures)
dans la partie externe du système solaire : 2060 Chiron se situe
entre Saturne et Uranus ; l'orbite de 5335 Damocles commence près
de Mars, et va jusqu'au delà d'Uranus ; 5145 Pholus orbite de Jupiter
jusqu'à Neptune. Il y en a probablement beaucoup d'autres, mais
de telles orbites croisant celles des planètes géantes sont
instables, et hautement susceptibles d'être perturbées dans
le futur. La composition de ces objets est probablement plus proche de
celle des comètes que de celle des astéroïdes ordinaires.
En particulier, Chiron est considéré maintenant comme une
comète. D'ailleurs, astéroïdes et comètes, loin
de former deux populations bien distinctes ont des liens très étroits
(Mc Fadden, 1993).
Pour conclure ce panorama des astéroïdes, il faut signaler
la présence de deux autres populations d'astéroïdes
situées encore plus loin du soleil, et évidemment plus populeuses
que leur petite soeur. La première est la ceinture d'Edgeworth-Kuiper
(ou objets trans-neptuniens) située au delà de l'orbite de
Neptune entre 30 et 100 UA environ. Son existence a été prédite
conjointement par Edgeworth (1949) et Kuiper (1951) pour expliquer l'origine
des comètes à courte période. La première observation
d'un objet trans-neptunien a été faite beaucoup plus tardivement
(pour des raisons évidentes de faible magnitude) par Jewitt et Luu
(1993). Il s'agit de 1992 QB1 qui a un demi-grand axe de 44,236
UA. A une distance aussi lointaine, on pense que ces objets sont plus proches
des comètes, avec une composition de glaces et de roches. Aux confins
du système solaire se trouve un vaste nuage de comètes :
le nuage de Oort. Composé probablement de 1012
objets, il s'étend au delà de l'orbite de Pluton entre 30000
UA et une année lumière ou plus. C'est le réservoir
des comètes à longue période.
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Caractéristiques dynamiques.
La figure 1 donnant la distribution des astéroïdes en fonction
de leur demi-grand axe montre clairement que certaines régions sont
vides d'astéroïdes. Ces lacunes, découvertes en 1867
par D. Kirkwood qui leur a donné son nom, représentent des
périodes orbitales interdites, et non des distances héliocentriques
interdites. En effet, les astéroïdes, proches des lacunes de
Kirkwood, possèdent suffisamment d'excentricité orbitales
pour leur permettre de traverser ces lacunes fréquemment. Ainsi,
la figure 2 qui est un instantané des positions des astéroïdes
le 7 mars 1997 ne révèle pas de lacunes.
Les lacunes de Kirkwood correspondent à des périodes orbitales
qui sont commensurables avec la période de révolution de
Jupiter. Une telle commensurabilité a lieu quand la période
de révolution d'un astéroïde est un multiple p/(p+q)
de la période de révolution de Jupiter, où p et q
sont des entiers de l'ordre de l'unité. Traditionnellement, ces
commensurabilités s'appellent résonances de moyen mouvement
et se notent (p+q) : p. Ainsi, la résonance 5 : 2 concerne
les astéroïdes qui effectuent cinq révolutions pour
deux effectuées par Jupiter.

Figure 2 : instantané des positions
des astéroïdes le 7 mars 1997.
Les résonances principales (les plus fortes) sont 4 : 1, 7 :
2, 3 : 1, 5 : 2, 7 : 3, 2 : 1, 5 : 3. Mais les résonances ne correspondent
pas toutes à des lacunes. Au contraire, certaines correspondent
à des concentrations d'astéroïdes. Par exemple, les
résonances 3 : 2 et 4 : 3 correspondent aux groupes de Hildas et
Thule (2 objets). Le groupe des Troyens (résonance 1 : 1) se situe
aux points de Lagrange de Jupiter, précédant et suivant la
planète d'un angle de 60° avec le soleil. Un autre type de résonance
sont les résonances séculaires. Elles sont définies
pour des corps dont les orbites précessent à la même
vitesse que les planètes géantes (surtout Jupiter et Saturne).
Bien que l'on sache que Jupiter est le responsable des résonances,
l'origine de ces dernières est encore mal comprise. Plusieurs hypothèses
sont avancées, d'ordre cosmogonique, collisionnelle ou gravitationnelle.
L'étude des résonances est importante pour expliquer la constance
du nombre des géocroiseurs qui pourtant ont une durée de
vie moyenne de quelques dizaines de millions d'années. En effet,
on peut expliquer que des astéroïdes de la ceinture principale
peuvent, suite à des collisions, s'approcher des résonances
et subir des perturbations telles qu'ils sont transférés
sur des orbites de géocroiseurs. Ce mécanisme est sans doute
une importante source de météorites sur Terre.
Pour permettre des études statistiques détaillées
sur la population asteroïdale, les objets découverts, pour
la plupart accidentellement, ne sont pas appropriés car de telles
données présentent des biais incontestables. C'est pour cela
que dans les années cinquante et soixante, deux relevés ont
été menés afin d'obtenir un échantillon d'astéroïdes
statistiquement significatif. Le premier par Kuiper de 1950 à 1952
au McDonald Observatory (Kuiper et al. 1958), le deuxième en 1960
par Van Houten et ses collègues (voir Van Houten et al. 1970). Ce
relevé, aussi appelé PLS pour "Palomar Leiden Survey", a
emmagasiné des informations orbitales et des magnitudes pour environ
1800 astéroïdes jusqu'à la magnitude limite de 20.
Les figures 3 et 4 montrent les histogrammes des distributions des excentricités
et des inclinaisons des astéroïdes. Notons que la plupart des
astéroïdes n'ont pas une inclinaison zéro, ni une orbite
circulaire. Si c'était le cas, les collisions entre astéroïdes
seraient relativement douces, mais c'est exactement le contraire (dans
la ceinture principale, les collisions entre astéroïdes ont
lieu à une vitesse moyenne de cinq kilomètres par seconde).
C'est ce fait qui empêche les astéroïdes de former une
planète unique.

Figure 3 : Distribution des excentricités.
La plupart des astéroïdes n'ont pas une orbite circulaire.
L'excentricité moyenne est d'environ 0.17.

Figure 4 : Distribution des inclinaisons.
Le pic de la distribution n'est pas autour de zéro mais autour de
2 degrés.
La courbe de lumière, c'est à dire la variation de la
brillance d'un astéroïde en fonction du temps nous renseigne
sur sa période de rotation. La photométrie, qui est la technique
utilisée est aussi un outil puissant pour déterminer la forme
et l'orientation du pôle. La période de rotation moyenne pour
un astéroïde est d'environ huit heures, mais des périodes
plus courtes comme 2,4 h ou plus longues comme 50 h existent (figure 5).
On trouve la plupart des rotateurs rapides (période de rotation
inférieure à 4,8 h) parmi la population des petits astéroïdes.
Cependant, un excès de rotateurs lents, avec des périodes
supérieures à 48h existe aussi parmi cette même population.
Une étude plus récente faite par Fulchignoni et al (1995)
montre que la distribution de périodes de rotation des petits astéroïdes
(D £ 50km) est le résultat de la
superposition de trois populations : les rotateurs rapides, les rotateurs
lents et les astéroïdes de grande taille (D ³
50km).

Figure 5 : Les périodes de rotation des astéroïdes,
d'après l'étude de Binzel et al. (1989).
Orientation des axes de rotation.
Il existe peu de données sur l'orientation de l'axe de rotation.
Seules quelques douzaines d'astéroïdes ont été
étudiées, et les données semblent indiquer une tendance
pour les plus gros astéroïdes à tourner dans le sens
direct (Magnusson et al. 1989).
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Caractéristiques physiques : diamètre, masse, densité
et forme.
Les techniques modernes utilisées pour déterminer les
diamètres incluent la polarimétrie, la photométrie,
le radar, l'imagerie par tavelure, l'occultation par les étoiles
et la radiométrie.
La grande majorité des diamètres a été mesurée
à partir d'observations radiométriques, et principalement
par le relevé effectué par le satellite infrarouge IRAS :
" the IRAS Minor Planet Survey " (1992). Ainsi, les albédos et diamètres
de près de 2000 astéroïdes ont pu être déterminés.
La méthode radiométrique utilise le fait que le flux thermique
émis par un astéroïde doit être égal à
l'énergie solaire absorbée. Pour un astéroïde
à une distance héliocentrique donnée, la quantité
d'énergie absorbée dépend de la taille de l'astéroïde
et de son albédo. En mesurant le flux (réfléchi) dans
le visible et le flux (émis) thermique, on peut en déduire
la taille et l'albédo de l'astéroïde.
Les trois plus gros astéroïdes sont 1 Cérès
(940 km), 2 Pallas (538 km) et 4 Vesta (576 km). L'incertitude sur ces
diamètres tourne typiquement autour de 10%. 30 astéroïdes
sont plus grands que 200 km, et 200 sont plus grands que 100 km sur les
quelques 8000 astéroïdes numérotés. Sur la base
des diamètres mesurés par IRAS, Cellino et al. (1991) ont
tenté d'approcher la distribution de taille des astéroïdes
de la ceinture principale par une loi de puissance de la forme :
N(>D) = D-d
où N désigne le nombre d'astéroïdes dont le
diamètre est supérieur à D.
Cellino et al. (1991) n'ont pas trouvé un seul et même
d
approchant l'entière population asteroïdale en raison d'une
coupure dans la distribution pour un diamètre d'environ 150 km :
d est proche de 2 pour les plus grands astéroïdes,
alors que pour les plus petits (jusqu'à un diamètre limite
de 44 km), d est proche de 1,35. La distribution
de taille prend même une allure caractéristique quand on considère
les familles d'astéroïdes, tandis que dans le cas des NEAs
(Near Earth Asteroids), elle devient nettement plus complexe pour les tailles
inférieures à 100 mètres. La connaissance de la distribution
en taille des astéroïdes a une incidence directe sur notre
compréhension de l'origine des petits corps et de leur histoire
collisionnelle.
Masse et densité.
Les conditions nécessaires pour la détermination de la
masse d'un astéroïde sont draconiennes. Seule une perturbation
observable de l'orbite d'un astéroïde suite à une rencontre
proche avec un autre corps permet de déterminer la masse. Mais ce
cas de figure est extrêmement rare. Par exemple, on a le cas de 197
Arete qui s'approche de 4 Vesta à 0,04 UA tous les 18 ans.
Les masses actuellement connues pour les trois plus gros astéroïdes
sont :
1 Cérès 1,18 .1021 kg
2 Pallas 0,216 .1021 kg
4 Vesta 0,275 .1021 kg
Ce qui donne des densités de :
1 Cérès 2,12 (± 40%)
g.cm-3
2 Pallas 2,62 (± 35%) g.cm-3
4 Vesta 3,16 (± 45%) g.cm-3
La connaissance des densités des petits corps apporte quelques
indications sur la composition interne, par comparaison avec les densités
des météorites.
Ces dernières années, on dispose maintenant de nouveaux
moyens pour mesurer les masses, grâce aux sondes spatiales. C'est
le cas de la sonde GALILEO qui survola en 1993 l'astéroïde
243 Ida :
243 Ida 4,2 ± 0,6 1016
kg
2,6 ± 0,5 g.cm-3
Forme.
Les formes des astéroïdes peuvent être plus ou moins
déterminées, comme la période de rotation, à
partir de la courbe de lumière. Pour les astéroïdes
suffisamment grands (D > 150km), la forme d'équilibre gravitationnelle
est la sphère. Par contre, la forme des astéroïdes plus
petits, issus des collisions, est certainement irrégulière.
Cependant, un certain nombre de fragments peuvent se réaccumuler,
sous l'effet de l'autogravitation et former un aggloméré
sphérique. C'est ce qu'on appelle un " tas de gravats " ou en anglais
rubble
pile.
Sur la base de l'analyse des courbes de lumière existantes, et
de courbes de lumière synthétiques obtenues en laboratoire
ou par synthèse numérique, Barucci et al. (1989) ont pu dégager
la répartition moyenne des formes parmi les astéroïdes.
La figure 6 illustre ces résultats.

Figure 6 : Distribution des formes des
astéroïdes dans les quatre catégories : ellipsoïdes
(32%), sphéroïdes (23%), objets irréguliers (25%) et
les corps avec variation d'albédo (20%). (Barucci et al., 1989)
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Caractéristiques chimiques : albédo, composition, minéralogie.
Jusqu'à présent, il a été décrit les
propriétés dynamiques et physiques des astéroïdes.
Grâce aux techniques comme la spectroscopie, on va pouvoir déterminer
la composition de la surface des petits corps.
La lumière interagit avec la matière par des processus
couplés entre les champs électromagnétiques du photon
et les électrons ou les charges de la matière. Les détails
de l'interaction dépendent de la longueur d'onde du rayonnement
et de l'état physique de la matière. En ce qui concerne les
astéroïdes, la matière qui interagit est le régolithe,
c'est à dire la surface poudreuse qui recouvre les petits corps.
Ce régolithe peut atteindre plusieurs kilomètres d'épaisseur
chez les gros astéroïdes, et n'atteindre qu'une fine couche
chez les plus petits. Néanmoins dans le visible et le proche infrarouge,
l'interaction matière - rayonnement ne concerne que les premiers
microns de la surface.
L'albédo géométrique d'un corps est le rapport
entre le flux réfléchi et le flux reçu du soleil.
Les albédos des astéroïdes varient sur un grand domaine,
en commençant par des valeurs très petites comme 0,02 (596
Scheila) jusqu'à une valeur élevée de 0,48 (44 Nysa).
La distribution des albédos apparaît clairement bimodale,
(figure 7) avec un pic à 0,033, un minimum autour de 0,07 et un
deuxième pic autour de 0,15. Ce fait à lui seul, met en évidence
l'existence de deux classes astéroïdes optiquement distinctes,
sans qu'il y ait besoin de recourir à l'information spectrale.
| Quand on passe à l'information spectrale,
chaque astéroïde
pris individuellement tend à être plutôt
uniforme dans
ses propriétés optiques de surface ;
mais regardé
de plus près, chaque objet peut être
considéré
comme unique. Néanmoins il est possible de
classer la plupart d'entre
eux, sur la base de leurs propriétés
optiques, dans un petit
nombre de types que l'on appelle types taxonomiques.
Le fait que la plupart
des astéroïdes brillants peuvent
être classés
dans deux types optiques principaux, maintenant
désignés
par C (comme "carbonaceous") et S (comme "stony"),
a été la
première fois remarqué Chapman et
al. (1975). La première
et la plus simple des sources d'information
spectrale sur les astéroïdes
a être utilisée fut la base de
données photométriques
UBV. Celles-ci existent pour plus de 800
astéroïdes, et de
nombreuses études ont été
menées pour représenter
et interpréter cette vaste base de données. Les données
à notre disposition sont l'albédo géométrique ; les magnitude U, B, V; et les indices de couleurs U-V, B-V, U-V. Un indice
de couleur est la différence des magnitudes entre la petite longueur
d'onde et la grande longueur d'onde. Ainsi, un nombre positif signifie
que, sur le domaine spectral considéré, le corps est "rouge".
Un simple graphique (Zellner 1979) donnant l'albédo géométrique
en fonction de U-V est donné à la figure 8. Comme on le voit,
les astéroïdes sont résolus en différents groupes
distincts. Les astéroïdes de faible albédo qui ont un
albédo et un indice de couleur similaires aux échantillons
météoritiques de laboratoire des chondrites C, sont appelés
astéroïdes C. Au dessus on trouve deux classes d'albédo
très similaires mais avec des indices de couleur U-V très
différents. Le groupe le plus rouge , avec une couleur caractéristique
des météorites métallo-pierreuses, est appelé
type S. Le groupe moins rouge, qui montre peu de signatures des
silicates riches en fer, a un spectre très proche des météorites
ferriques ou chondrites à enstatites. Ce groupe est appelé
M
à cause de l'apparente dominance du métal dans ses propriétés
spectrales. Un petit nombre d'objets extrêmement brillants avec un
indice de couleur U-V moins rouge ressemble à la réflectance
spectrale expérimentale des achondrites à enstatites. C'est
le groupe E. Les astéroïdes R sont très
rouges et un albédo modéré à élevé,
avec une absorption évidente due à Fe2+ dans les
silicates. |
Figure 7 : Albédos géométriques
des astéroïdes. La distribution est fortement bimodale, trahissant
l'existence de deux principales classes de matériaux astéroïdaux,
l'une très noire et l'autre plutôt brillant.
|
| Depuis cette première classification, plusieurs taxonomies ont
été faites, utilisant de nouvelles bases de données
plus riches, et des méthodes plus objectives. La plus utilisée
aujourd'hui est celle développée par Tholen (1984) utilisant
les sept indices de couleurs de ECAS (Eight-Color Asteroid Survey). Ce
relevé recense 589 astéroïdes en utilisant huit filtres
à bandes larges de 0,34 à 1,04 m
m. Tholen créa quatorze classes d'astéroïdes. Les taxonomies
de Barucci et al. (1987) et Tedesco et al. (1989) utilisèrent des
méthodes différentes de classifications sur les même
données ECAS, avec en plus la connaissance des albédos IRAS.
Les classes taxonomiques obtenues sont finalement similaires à celles
de Tholen. Le tableau ci-dessous liste les différentes classes taxonomiques
et leurs analogues météoritiques. |
Figure 8 : Albédo en fonction
de l'indice de couleur U-V. Cette classification à deux dimensions
révèle plusieurs classes d'astéroïdes. Les régions
dénommées U concernent les objets qui se sont révélés
inclassables.
|
| Classe |
albédo |
Minéraux |
Météorite associée |
| Aa |
élevé |
Olivine ; olivine + métal |
Achondrite, pallasite |
| Ba |
faible |
Silicates OH, carbone, matières organiques. |
CI ou CM altérés |
| C |
très faible |
Silicates OH, carbone, matières organiques. |
CI ou CM |
| D |
très faible |
Carbone, matières organiques. |
Analogues C secs |
| Ea |
très élevé |
Enstatite FeO-libre, forstérite |
Achondrites à enstatites |
| F |
très faible |
Silicates OH, carbone, matières organiques. |
CI ou CM altérés |
| Ga |
très faible |
CI ou CM altérés |
CI ou CM altérés |
| M |
modéré |
Métal, métal + enstatite ? |
Fer |
| P |
très faible |
Carbone, matières organiques. |
Analogues C secs |
| Qa |
élevé |
Olivine, piroxène, métal. |
Chondrites ordinaires |
| Ra |
élevé |
Piroxène, olivine |
Px-ol achondrites |
| S |
modéré |
Olivine, piroxène, métal |
Pallasites |
| Ta |
très faible |
Silicates OH, carbone, matières organiques |
CI ou CM très altérés |
| Va |
élevé |
Piroxène, feldspath |
Achondrites basaltiques |
a : Classes rares ; seuls quelques membres sont connus.
Tableau 1 : Classes taxonomiques
des astéroïdes.
Les autres classes taxonomiques décrites dans le tableau 1 sont
généralement rares dans la ceinture principale (mais les
classes D et P sont dominants au delà de la ceinture principale).
La distribution des principaux types d'astéroïdes en fonction
de leur distance héliocentrique est illustrée à la
figure 9.
Il existe deux approches dans l'interprétation des données
spectrales. La première approche consiste à comparer les
spectres avec ceux des météorites obtenus en laboratoire.
En effet, la plupart des chercheurs intéressés dans la détermination
de la composition des astéroïdes avaient conclu que les météorites
représentent le meilleur matériel de comparaison disponible.

Figure 9 : Les types spectraux des astéroïdes
en fonction de leur distance héliocentrique. On peut remarquer de
forts effets de zone. Ainsi le type S domine la région interne de
la ceinture principale, alors que le type C en domine la partie externe.
Le type spectral D est quasiment le seul existant au delà de la
ceinture principale. (Gradie et Tedesco, 1982)
Les tentatives de comparaison directe entre les réflectances
des météorites obtenues en laboratoire et les données
observationnelles ont connu un succès limité pour plusieurs
raisons. D'abord, le critère de similitude entre deux spectres (savoir
si une déviation mineure est oui ou non minéralogiquement
significative) est délicat à apprécier. Ensuite, Hapke
(1971) a noté que la réflectance du matériau variait
avec la taille des particules utilisées. Enfin, Salisbury et Hunt
(1974) ont mis en avant l'incertitude introduite par l'altération
de l'atmosphère terrestre sur la météorite, tandis
que Chapman et Salisbury (1973) hypothéquaient les effets de l'espace
(bombardement de la surface, etc.) comme une explication possible au mauvais
accord entre les spectres des météorites et les spectres
des astéroïdes. Malgré ces incertitudes, l'approche
comparative des spectres peut être utilisée avec profit si
l'on prend la précaution de reconnaître ses limites.

Figure 10 : Les albédos spectraux
pour cinq minéraux importants présents dans les astéroïdes.
Les surfaces métalliques sont rouges mais exempts de bandes d'absorption.
La plupart des astéroïdes contiennent en fait des mixtures
de l'un ou l'autre des minéraux, dans des proportions diverses,
rendant l'interprétation difficile.
L'autre alternative ou la seconde approche pour interpréter les
données spectrales consiste à reconnaître et quantifier
les signatures spectrales des différents minéraux. Les paramètres
des signatures spectrales (position de la bande d'absorption, largeur,
intensité et symétrie) sont relativement insensibles aux
variations des propriétés physiques (taille des particules).
Cependant, la coexistence de plusieurs minéraux dans des proportions
diverses et des phases différentes rend l'interprétation
difficile. La figure 10 donne le comportement spectral de cinq minéraux
importants. Pour une revue générale sur les différentes
signatures spectrales (absorption électronique, vibrationnelle,
etc.) on peut se référer à l'article de Gaffey et
al. (1989) ou l'ouvrage de Burns (1970). Parmi les différentes espèces
moléculaires qui sont communes dans les chondrites CI/CM, on peut
noter l'eau. La glace d'eau signe dans l'infrarouge à 2,94 m
m , 3,105 m m et 6,06 m
m.
| |
Grandeurs
mesurées
|
Domaine
Spectral
|
Principe
|
Avantages/
Inconvénients
|
Références
|
|
Photométrie CCD
|
période, forme, pole
|
Visible
|
Mesure l'éclat et ses variations en fonction de la rotation
et l'albédo.
|
|
French et Binzel, 1989
|
|
Occultation
|
taille, forme
|
Visible
|
Analyse l'ombre projetée par un ast passant devant une étoile.
|
Précision élevée : D
D/D = 5%.
Applicable à un nombre limité d'ast.
|
Millis et Dunham, 1989.
|
Interférométrie
par tavelures
|
taille, forme
|
Visible
|
Composition d'images de qq millisec chacune afin de s'affranchir
du seeing.
|
Grande résolution angulaire
|
Roddier, 1988.
Labeyrie, 1978.
|
|
Radiométrie
|
albédo, taille
|
Infrarouge
|
Mesure l'émission thermique
|
|
Matson, 1971.
|
|
Polarimétrie
|
albédo, taille
|
Visible
|
Mesure la polarisation de la lumière émise.
|
Temps d'observation long.
|
Dollfus et al.
1989
|
|
Radar
|
taille, forme,
période, pole,
texture de
surface,
composition
|
Radio
|
Analyse de l'écho radar retourné par l'ast.
|
Applicable à un nombre limité d'ast. (grands ou très
proches)
|
Ostro, 1989
|
|
Spectrophotométrie
|
composition
|
Visible
IR UV
|
Photométrie à travers plusieurs filtres de plusieurs
largeurs
|
Technique supplantée par la spectroscopie.
|
Mc Cord et al. 1970.
|
|
Spectroscopie CCD
|
composition
|
Visible
IR UV
|
Obtention d'un spectre continu.
|
|
Luu et Jewitt
1990
|
Tableau 2 : Techniques modernes d'observation.
Tout au long de ce paragraphe, il a été décrit
les astéroïdes tant par leurs propriétés dynamiques :
paramètres orbitaux, période et axe de rotation, que physiques :
taille, masse densité, forme, mais aussi chimiques : albédo,
type spectral, minéralogie. Nombreuses et sophistiquées sont
maintenant les techniques modernes d'observation qui permettent de mesurer
et calculer tous ces paramètres qui sont nécessaires à
la compréhension de la population astéroïdale. A défaut
de décrire chaque méthode, le tableau 2 les énumère,
en donnant pour chacune d'elle les grandeurs mesurées, le domaine
spectral couvert, le principe, et les avantages et/ou inconvénients.
Pour voir des images terrestres ou spatiales des astéroïdes,
consulter les pages "Encyclopédie",
"Découvertes" et "Espace".
Pour savoir comment on nomme les astéroïdes et quels sont
leurs noms, cliquez ici.
Pour avoir d'autres données chiffrées sur les astéroïdes
(masses, passages proches de la Terre), cliquez
ici.
Pour connaître les dangers de collision des astéroïdes
avec la Terre, cliquez ici.
Note 1: nous avons conservé les nombres de l'année 2000 mais
en janvier 2007, nous suspectons plus de 500 000 astéroïdes
dont 145 705 sont numérotés.
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