ASTÉROÏDES, COMÈTES, MÉTÉORES et ÉPHÉMÉRIDES (ACME)

Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides,
Observatoire de Paris, UMR 8028 du CNRS
77 avenue Denfert-Rochereau, 75014 Paris, France
Contact : acme.imcce@obspm.fr

 
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Astéroïdes Comètes Météores Ephémérides
 
Equipe ACME

puce Observation et modélisation dynamique des comètes

dernière msie à jour : janvier 2015

La recherche en cours se place essentiellement dans le cadre de l'étude à long terme de la dynamique des comètes du nuage de Oort. Le nuage de Oort, qui correspond à la région la plus externe du système solaire, est un résidu de la formation du système solaire. La compréhension de la dynamique des comètes du nuage de Oort est donc déterminante pour fixer des contraintes aux modèles de formation du système solaire. D'autre part, les processus dynamiques permettant de produire des comètes de type Halley (période entre 20 et 200 ans) et des comètes à longue période (supérieure à 200 ans) mais avec un demi-grand axe inférieur à 1000 UA, sont encore mal compris.

Pour bien comprendre la dynamique des comètes du nuage de Oort il est nécessaire d'intégrer un grand nombre de comètes fictives sur des échelles de temps de l'ordre de l'âge du système solaire. Lors de leur déplacement, les comètes sont perturbées par la Galaxie dans son ensemble (marée galactique), les étoiles passant au voisinage du Soleil, les perturbations planétaires, et les nuages moléculaires géants. Un travail important a été consacré à l'optimisation des modèles de perturbations galactiques et stellaires.

Nos premiers résultats publiés montrent que, contrairement à l'idée acceptée depuis deux décennies, les perturbations galactiques ne sont pas suffisantes pour expliquer la dynamique à long terme des comète du nuage de Oort, mais qu'une synergie avec les perturbations stellaires prend place. Cette synergie modifie drastiquement le flux de comète vers les régions observables depuis la Terre, ainsi que la distribution des éléments orbitaux de ces comètes. En outre, on a pu montrer que la distribution de la direction des périhélies des comètes réelles observées, bien que montrant le signe de l'influence des perturbations galactique, n'est pas une indication suffisante pour réfuter l'hypothèse qu'on se trouve au milieu d'une pluie cométaire. En effet, nos résultats montrent que même pendant une pluie cométaire due à une étoile passant proche du Soleil, la marque de la marée sur la direction des périhélies reste observable.

Nous réalisons des observations suivies des comètes afin d'entretenir des éphémérides précises. de ces corps.

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