L'institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides construit, fournit et publie les éphémérides de l'ensemble des corps du système solaire. Il constitue la source publique officielle des éphémérides propres à régler l'ensemble des calendriers.

Il mène des activités de recherche théoriques dans les domaines de la mécanique céleste, de la planétologie et des mathématiques. Il initie et coordonne également de vastes campagnes d'observation à l'occasion de phénomènes célestes particuliers.

En ligne avec la Méridienne de l'Observatoire de Paris

1712-2012, trois cent ans depuis que Jean-Dominique Cassini, considéré comme le premier directeur de l'Observatoire de Paris, s'est éteint. A cette occasion, l'Observatoire propose en son hommage une exposition exceptionnelle à partir du 9 mai 2012 jusqu'à la fin de l'année. Dans le cadre de cette commémoration, l'IMCCE ouvre un site entièrement et uniquement consacré à l'une des merveilles méconnues du patrimoine de l'Observatoire de Paris : la ligne méridienne en laiton de la grande salle Cassini du deuxième étage du bâtiment Perrault édifié entre 1667 et 1671.

Cette ligne, tracée dans le plan du méridien de Paris, fut construite entre 1729 et 1731 par Jacques Cassini II, fils de Jean-Dominique Cassini. Il s'inspira des grands principes canoniques de construction établis par son père en 1655, lorsqu'il bâtit la ligne méridienne de la basilique San Petronio à Bologne (Italie). Davantage qu'un cadran solaire, comme on a coutume de le croire, la ligne méridienne de l'Observatoire est un véritable instrument astronomique de haute précision que J.D. Cassini désignait d'ailleurs par l'appellation éloquente d'héliomètre. Elle demeure à ce jour la seule grande ligne méridienne existante - d'une longueur de près de 32 m et pourvue d'un gnomon situé à près de 10 m au-dessus du niveau de la salle - construite au sein d'un édifice non religieux.

A travers ce site, trilingue (français, anglais, italien), nous proposons tout à la fois un voyage historique en ce XVIIIe siècle bouillonnant, au coeur des lumières, et la découverte d'un instrument astronomique original et rare, monumental et discret, la ligne méridienne, dont la postérité scientifique retiendra surtout qu'il fut le premier par lequel la lente diminution de l'obliquité de l'écliptique - c'est-à-dire le léger redressement (temporaire toutefois car on sait maintenant que ce mouvement n'est qu'une lente oscillation à très longue période de 2,5° d'amplitude) dans l'espace de l'axe de rotation de la Terre - fut démontrée comme un fait d'observation indéniable.

Pour en savoir plus :
Le site internet

La page d'accueil du site de la méridienne de l'Observatoire de Paris

Agenda 2012

Depuis plusieurs années, l'Observatoire de Paris et l'IMCCE, publient cet agenda astronomique unique en son genre.
Découvrez le ciel jusqu'à ces lointaines galaxies aux mille couleurs, abordez les progrès scientifiques qui ont permis de dévoiler les mystères de l'Univers, retrouvez ces hommes et ces femmes qui ont repoussé les limites de la connaissance ! Vous découvrirez aussi cette année les dernières avancées en matière de radioastronomie.

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L'observatoire de la marine et du Bureau des longitudes au parc Montsouris 1875-1914

Pourquoi un observatoire de la marine à Paris, au parc Montsouris?

La réponse est contenue dans cette histoire, jusqu'alors oubliée, que Guy Boistel a patiemment reconstituée à partir des nombreuses archives du Bureau des longitudes, notamment.

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