Édito

2026 est une nouvelle année qui s’ouvre sur la conjonction entre la Lune et Jupiter le 3 janvier. Comme chaque année, et ce chaque mois, nous vous présenterons les phénomènes célestes remarquables et vous accompagnerons dans leur observation et leur compréhension.

Nous vous proposons ci-dessous un calendrier des événements astronomiques à ne pas rater. Vous y trouverez les conjonctions, rapprochements, occultations, éclipses de Soleil et de Lune. Vous pourrez ainsi préparer vos observations, et partager avec nous vos plus belles images !

Un des évènements majeurs sera l'éclipse de Soleil du 12 août . Elle sera totale sur une bande couvrant le nord de l'Espagne et sera partielle en France métropolitaine. Vous pouvez déjà retrouver ici toutes les informations dont sa visibilité en fonction de votre localisation.

Notre feuilleton sur l'histoire de la mesure du temps se poursuit, et sera suivi par un feuilleton sur les expériences menées autour du temps dans le laboratoire ! Nous vous tiendrons informés des nouvelles parutions, des nouveaux services et outils que nous développons pour parfaire toujours plus encore l’élaboration et la diffusion des éphémérides dont nous sommes garants au niveau national et par-delà ses frontières.

Enfin, nous vous donnons d’ores et déjà rendez-vous les 13, 14 et 15 novembre aux Rencontres du Ciel et de l’Espace qui se tiendront à La Villette !

En attendant ce moment de partage, le comité de rédaction de la Lettre d’information du LTE vous souhaite une belle année 2026.

Dans notre lettre d'information, comme en astronomie en général, plusieurs systèmes de temps peuvent être employés : UTC ou l'heure locale. UTC est l'acronyme pour le temps universel coordonné qui correspond à l'heure au méridien d'origine, historiquement le méridien de Greenwich. Ce système horaire correspond à la norme suivie dans le monde. Le temps « local » est le temps qui correspond à chaque fuseau horaire. Par exemple pour Paris c'est le TLF (Temps légal français) qui s’applique, soit : UTC + 1 h en hiver et UTC + 2 h en été. L’heure légale française est donnée par le LTE, vous pouvez la retrouver ici !

Ce mois-ci

Calendrier 2026

Le jeune amas ouvert NGC602 capturé par le James Webb Telescope.
Le jeune amas ouvert NGC602 capturé par le James Webb Telescope. Crédits NIRCam & MIRI image

Calendrier des phénomènes principaux pour l'année 2026.
Les phénomènes sont donnés en temps légal français.

3 janvier

Pluie de météores des Quadrantides.

Rapprochement entre la Lune et Jupiter.

30 janvier

Rapprochement entre la Lune et Jupiter.

17 février

Éclipse annulaire de Soleil, non visible depuis la France métropolitaine.

Passage de la comète Wierzchos au plus près de la Terre, 1,3 ua.

19 avril

Rapprochement entre la Lune et les Pléïades.

22 avril

La Lune surplombe Jupiter.

3 mars

Éclipse totale de lune, non visible depuis la France métropolitaine.

7 mars

Rapprochement Neptune-Vénus à 4'.

20 mars

Équinoxe de printemps.

7 et 8 mai

Coucher du Soleil sous l'Arc de Triomphe depuis la place de la Concorde.

5 mai

Pluie de météores des Eta aquarides.

9, 10 et 11 mai

Coucher du Soleil sous l'Arc de Triomphe depuis le rond point des Champs-Elysées.

19 mai

La Lune est à mi-distance entre Vénus et Jupiter.

9 juin

Rapprochement entre Vénus et Jupiter.

21 juin

Solstice d’été.

4 juillet

Rapprochement entre Mars et Uranus.

30 juillet

Pluie de météores des Piscis Austrinides et des Delta Aquarides.

31 juillet, 1, 2 et 3 août

Coucher du Soleil sous l'Arc de Triomphe depuis le rond point des Champs-Elysées.

3, 4 et 5 août

Coucher du Soleil sous l'Arc de Triomphe depuis la place de la Concorde.

12 août

Éclipse totale de soleil, visible dans sa phase partielle en France métropolitaine.

Pluie de météores des Perséides.

28 août

Éclipse partielle de Lune, en France métropolitaine.

9 septembre

Conjonction Lune-Jupiter.

14 septembre

Vénus émerge derrière la Lune.

23 septembre

Équinoxe d’automne.

13 octobre

L'astéroïde Vesta est observable avec des jumelles.

20 octobre

Pluie de météores des Orionides.

2 novembre

Alignement de la Lune, Mars et Jupiter.

13, 14 et 15 novembre

15e édition des Rencontre du Ciel et de l’Espace, à la cité des sciences de la Villette.

16 novembre

Pluie de météores des Léonides.

13 décembre

Pluie de météores des Géminides.

21 décembre

Solstice d’hiver.

Pluie de météores des Ursides.

Conjonction Lune - Jupiter les 3 et 31 janvier 2026

Au cours du mois de janvier, notre satellite naturel, la Lune, va nous offrir par deux fois un joli spectacle identique : elle s'approchera les 3 et 31 janvier de la position de la plus grosse planète de notre Système solaire, Jupiter. A ces deux occasions elle sera parée de son éclat le plus resplendissant puisqu'elle sera pleine (le 3) ou presque pleine (le 31).

Nul doute que le spectacle attirera du regard même les moins intéressés par ce qui se passe dans le ciel puisqu'il sera difficile de ne pas les voir.

Le hasard de la mécanique céleste veut en effet que lors de sa phase de pleine Lune de janvier 2026, la Lune passera 3,5 degrés au nord (au-dessus) de Jupiter qui brillera à la magnitude - 2,7 soit proche de son plus grand éclat possible. Il se trouve que du fait d'un autre heureux hasard, Jupiter sera non loin de son opposition de 2026 qui aura lieu de 10 janvier.

La conjonction géocentrique en longitude aura lieu à 23 h 54 TLF. La différence de latitudes géocentriques sera de 3°37´13,1″ et l’élongation géocentrique minimum aura lieu le 4 janvier à 0 h 14min et elle sera de 3°36´51,9".

Que verra-t-on ?

Dans la nuit du 3 au 4 janvier 2026, les deux astres, qui seront situés dans la constellation des Gémeaux, se lèveront vers 17 h 30 vers le nord-est alors que, à l'opposé s'estomperont les dernières lueurs du couchant au-dessus de l'horizon sud-ouest. Vers 19h, Jupiter sera positionnée 12° au-dessus de l'horizon alors que la Lune sera quant à elle à 17° de ce même horizon.

On sait que la pleine Lune est visible tout au long de la nuit puisqu'elle se lève en même temps que le Soleil se couche et qu’elle se couche en fin de nuit lorsque le Soleil se lève. De ce fait, la conjonction sera donc visible tout au long de la nuit. Les deux astres passeront le méridien sud vers 1 h 30 min TLF ; ils seront alors très haut dans le ciel, à 65° au-dessus de l'horizon.

La distance Terre-Lune sera cette nuit-là d'environ 364 000 km. Sachant que l'apogée (plus grande distance à la Terre le 13 janvier) est de 405 438 km et que le périgée (plus courte distance) est de 360 347 km, on comprendra que la Lune sera à une distance parmi les plus proches. C'est ce qui explique son diamètre assez conséquent de l'ordre de 32'54".

Jupiter, quant à elle, sera distante de 4,27 ua soit environ 634 millions de km. La proximité de son opposition une semaine plus tard explique son diamètre apparent proche de 47''.

Pour l'observation du phénomène, point n'est besoin d'un instrument : l’œil nu conviendra parfaitement. On remarquera comme sur la figure ci-dessous que les deux astres sont situés à l'ouest (à droite) de la célèbre étoile Pollux.

Configuration de la conjonction Lune-Jupiter dans les Gémeaux le 3 janvier 2026 vers 20h00 TLF.
Configuration de la conjonction Lune-Jupiter dans les Gémeaux le 3 janvier 2026 vers 20 h TLF. Crédits Stellarium

Un instrument sera toutefois intéressant pour profiter de Jupiter et de son diamètre important. Notons tout d'abord que les quatre satellites galiléens seront tous disposés du même côté du disque jovien.

Position et nom des satellites de Jupiter le 3 janvier 2026 vers 20 h TLF.
Position et nom des satellites de Jupiter le 3 janvier 2026 vers 20 h TLF. Crédits Stellarium

Ensuite, la taille conséquente offerte par la proximité de l'opposition permet de mieux détailler sa surface. Ce soir-là offrira par exemple une autre belle opportunité dans un créneau horaire pratique : la grande tache rouge sera au méridien central à 22h27 TLF.

Position de la grande tache rouge vers 22 h27 TLF et aspect possible de la surface de Jupiter le 3 janvier 2026
Position de la grande tache rouge vers 22h27 TLF et aspect possible de la surface de Jupiter le 3 janvier 2026. Crédits Stellarium

Pour la Lune par contre, un instrument ne sera que de peu d'utilité. Lors d'une phase de pleine Lune, le sol lunaire est violemment éclairé ; le disque est aveuglant et sans aucun détail car, éclairé verticalement, aucun relief ne projette d'ombre.

Dans la nuit du 30 au 31 janvier 2026, le phénomène se produit quasi à l'identique. La conjonction géocentrique en longitude aura lieu à 4 h 18 TLF le 31 janvier. La différence de latitudes géocentriques sera de 3°47´24,1" et le minimum d’élongation géocentrique aura lieu à 4 h 39 et sera de 3° 47´ 2,7" :

Configuration de la conjonction Lune-Jupiter le 31 janvier 2026 à 4 h 28 TLF
Configuration de la conjonction Lune-Jupiter le 31 janvier 2026 à 4 h 28 TLF. Crédits Stellarium

Passage de la Terre au périhélie en 2026

Dates et durées des saisons en 2026
Dates et durées des saisons en 2026. Crédits P. Rocher

En 2026 la Terre passera au périhélie le samedi 3 janvier à 17 h 15 min 38 s UTC (18 h 15 min 38 s en temps légal français). La distance du centre de la Terre au centre du Soleil sera alors de 147 099 894,004 km et le diamètre apparent géocentrique du Soleil sera de 32′ 31,85″. Suite à la seconde loi de Kepler (loi des aires) lorsque la Terre passe au périhélie sa vitesse angulaire est maximale. La vitesse angulaire étant plus rapide au voisinage du périhélie, l'hiver est actuellement la saison la plus courte dans l'hémisphère nord.

Voici les dates et les durées des saisons de l'hémisphère nord pour l'année 2026 (la différence TT-UTC est prise égale à 69,184s):

  • le dimanche 21/12/2025 à 15 h 03 min 06,36 s UTC :  solstice d'hiver.
  • le vendredi 20/03/2026 à 14 h 45 min 58,69 s UTC :  équinoxe de printemps, durée de l'hiver : 88 jours 23 h 42 min 52,33 s.
  • le dimanche 21/06/2026 à 08 h 24 min 31,64 s UTC :  solstice d'été, durée du printemps : 92 jours 17 h 38 min 32,95 s.
  • le mercredi 23/09/2026 à 00 h 05 min 14,42 s UTC :  équinoxe d'automne, durée de l'été : 93  jours 15 h 40 min 42,78 s.
  • le lundi 21/12/2026 à 20 h 50 min 15,39 s UTC :  solstice d'hiver, durée de l'automne : 89  jours 20 h 45 min 0,97 s.

Sous l'effet des perturbations planétaires, le périhélie avance dans le sens direct d'environ 11,612 35″ par année julienne. L'axe des apsides fait donc un tour en environ 111 915 années juliennes. Comme la droite des équinoxes tourne d'environ 50,387 92″ par an dans le sens rétrograde, les deux axes sont confondus toutes les 20 903 années juliennes, cette période porte le nom de précession climatique. En effet, tous les 10 451,5 ans (demi-période de la précession climatique) l'aphélie passe du solstice l'été au solstice d'hiver. Or même si la distance Terre-Soleil n'est pas le facteur prédominant dans la nature des saisons, la combinaison du passage de la Terre à l'aphélie en hiver donne des hivers plus rudes. Actuellement la direction du périhélie se rapproche de l'équinoxe de printemps qu'elle atteindra le 24 juin 6430. À partir de cette année l'hiver ne sera plus la saison la plus courte dans l'hémisphère nord, mais ce sera progressivement le printemps.

Durées des saisons sur 6000 ans
Durées des saisons sur 6000 ans Crédits P. Rocher

Le graphique ci-dessus donne l'évolution de la durée des saisons sur une période de 6000 ans, allant de l'an −3000 à l'an 3000. On remarque, qu'en −330 (331 av. J.-C.), à l'époque de Callippe de Cyzique (vers 370 av. J.-C. - vers 310 av. J.-C.) l'hiver n'était pas la saison la plus courte, c'était l'automne. Sur cette période de 6000 ans les durées de l'été et de l'hiver ont été égales en −1404, l'automne a eu une durée minimale de 88,37 jours en −1641 et que le printemps à une durée maximale de 94,31 jours en −1604.

science en direct

Le projet EQUIP-G prend son envol

Gravimètre quantique déployé au Groenland en août 2025 dans el cadre du projet EQUIP-G
Gravimètre quantique déployé au Groenland en août 2025 dans el cadre du projet EQUIP-G. Crédits Tim Jensen, DTU

Vers une entité européenne pérenne gérant un parc partagé de gravimètres quantiques accessibles à tous et un réseau de stations terrestres de référence.

Les mesures de gravité constituent un outil unique pour l'imagerie du sous-sol, car elles fournissent des informations directes sur les variations de masse souterraines. Elles jouent de plus un rôle essentiel pour l’établissement des références spatiales terrestres. La gravimétrie permet de cartographier et de surveiller la dynamique du sous-sol, et les applications sont nombreuses : géothermie, surveillance du dérèglement climatique, des nappes phréatiques et des volcans, stockage de gaz dans le sous-sol.

Après des décennies de recherche, de développement et de transferts industriels, la technologie quantique a atteint un haut niveau de maturité et il est désormais possible de bénéficier de gravimètres quantiques opérationnels sur le terrain offrant de nombreux avantages par rapport aux appareils utilisés jusqu'à présent.

Le consortium EQUIP-G déploie un parc de gravimètres quantiques en Europe et propose des prêts gratuits à la communauté géophysique et géodésique pour utiliser cette technologie. D’ici 2029, le projet devra fournir à la Commission Européenne les détails et les recommandations concernant un futur parc d’instruments partagés (des gravimètres quantiques terrestres ou embarqués). Il s’agira notamment de gérer les demandes des différentes institutions publiques, d’assurer le suivi des instruments et de dispenser les formations. Enfin il s’agira aussi de trouver la meilleure solution pour le stockage et la mise à disposition de l’ensemble des données qui seront publiques.

La future entité serait similaire à une Infrastructure de Recherche et avec des enjeux proches du partage du temps de télescopes par les astronomes qui réservent des durées d’observation et récupèrent les données.

Comment fonctionne un gravimètre ?

Un gravimètre quantique est un capteur qui reproduit l'expérience de la pomme de Newton. Plusieurs fois par seconde, des atomes sont piégés et refroidis par laser pour former un petit échantillon de matière. Cette masse d’épreuve est alors lâchée en chute libre dans le vide. L’accélération subie par les atomes est mesurée par un laser de référence vertical en utilisant le principe de l’interférométrie atomique, qui permet de réaliser des mesures de précision en faisant interférer des ondes de matière manipulées par des impulsions lasers. Le résultat correspond à l’accélération de la pesanteur terrestre, g.

Le service LNE-OP du laboratoire LTE a été un des pionniers de l’interférométrie dans le monde, dès le début des années 2000 et une partie de cette recherche a été transférée avec succès vers l’industrie dans les années 2010. Des recherches actives sur le sujet continuent d’être menées dans l’équipe Interférométrie Atomique et Capteurs Inertiels.

Qui porte ce projet ?

Sur appel de la commission européenne (HORIZON-CL4-2024-DIGITAL-EMERGING-02), le projet EQUIP-G, composée d’un consortium de 20 partenaires de 11 pays européens, a été sélectionné pour développer et déployer un réseau de gravimètres quantiques en Europe d’ici 2029. Le projet est porté par le CNRS et piloté par Sébastien Merlet et Jean Lautier-Gaud, membres du LTE.

Logo EQUIP-G
Logo EQUIP-G

Aux frontières de Saturne : l’intelligence artificielle en quête de nouvelles lunes

Berger et troupeau
Berger et troupeau. Crédits NASA/JPL-Caltech/Space Science Institute

La collaboration entre l’École pour l'informatique et les techniques avancées (EPITA) et l’Observatoire de Paris révèle une utilisation fructueuse de l’imagerie spatiale. La mission Cassini-Huygens, menée par la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale italienne, l'ASI, a exploré Saturne, ses anneaux et ses satellites entre 2004 et 2017. En appliquant des techniques avancées de vision par ordinateur aux données issues de cette mission, Guillaume Tochon, enseignant-chercheur et responsable de l’équipe Traitement d’image et reconnaissance des formes au sein du Laboratoire de Recherche de l’EPITA, Valéry Lainey, astronome au LTE à l’Observatoire de Paris, et Giulio Quaglia, doctorant au LTE, ont mis en évidence une nouvelle façon d’exploiter les images. Celle-ci permet d’améliorer l’étude des rayons cosmiques, de faciliter la recherche de nouvelles lunes et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour l’exploration des systèmes planétaires.

Quand le traitement d’images rencontre l’astronomie : un rapprochement fécond

Ce partenariat scientifique inédit débute lorsqu’une étudiante de l’EPITA entame un stage à l’Observatoire de Paris à l’automne 2020.

Les astronomes prennent alors connaissance de l’existence, à l’école, d’une équipe experte en algorithmes d’analyse d’images. Pour Guillaume Tochon, le rapprochement est une opportunité unique : « Les problématiques présentes dans les images spatiales se prêtent particulièrement bien au traitement par des algorithmes de reconnaissance de formes. »

Guillaume Tochon et son équipe sont spécialistes de morphologie mathématique et leurs travaux couvrent un large spectre. L’application au spatial ouvre un terrain encore peu exploré par l’équipe. La mission Cassini, qui a photographié le système saturnien pendant 13 ans, constitue un gisement immense de données. Trop vaste pour les astronomes seuls, elles comprennent des centaines de milliers d’images, dont beaucoup n’ont jamais été examinées dans le détail.

À partir de cette matière brute, la thèse de Giulio Quaglia vise d’abord à répondre à une question : des lunes inconnues se cachent-elles encore dans ces images ?

Une intelligence artificielle pour distinguer l’invisible

Détecter des objets célestes minuscules revient à identifier « des tâches de quelques pixels dans ces images », indique Guillaume. La difficulté tient autant à leur petite taille qu’à leur diversité, étoiles, lunes connues ou potentielles, mais aussi rayons cosmiques frappant le capteur de Cassini. Ces particules de haute énergie laissent des traces courtes et irrégulières, impossibles à annoter manuellement sur des milliers d’images.

L’équipe crée donc une première base semi-automatique, un algorithme naïf qui identifie toutes les sources brillantes, puis les classe selon leur correspondance avec les catalogues d’étoiles ou les éphémérides des lunes. Tout ce qui ne correspond à rien de déjà connu est catégorisé comme rayon cosmique. Malgré ses imperfections, cette base sert d’entraînement à un réseau de neurones. « Notre pari est de se dire qu’elle est statistiquement suffisamment bonne » explique Guillaume Tochon.

Et ce pari s’est avéré gagnant : l’IA apprend à corriger les erreurs de départ. Par exemple, lorsque l’algorithme naïf confondait de fines portions d’anneaux avec des particules, « le réseau ne s’est pas fait leurrer ».

Sur plusieurs dizaines d’images annotées manuellement pour validation, le modèle montre une capacité remarquable à distinguer les trois catégories d’objets.

Surtout, les résultats obtenus sur les rayons cosmiques sont saisissants. La distribution spatiale et temporelle déduite des images est cohérente avec les mesures obtenues par les instruments spécialisés embarqués à bord de la sonde Cassini. « On a été capable de récupérer des résultats analogues (…) juste avec une caméra », souligne le chercheur.

De Saturne à Jupiter : une méthodologie appelée à voyager

Cette avancée ouvre plusieurs perspectives concrètes. D’abord, la recherche de nouvelles lunes : toutes les prédictions générées par l’IA ont été conservées et pourront être croisées avec les modèles orbitaux.

Ensuite, ces travaux préparent directement la mission JUICE (Jupiter Icy Moons Explorer), mission spatiale de l’Agence spatiale européenne dédiée à l’étude de Jupiter et de ses lunes glacées majeures. « Ce qu’on a développé là pour Saturne va se transposer de manière très directe » aux futures images de la sonde. La possibilité d’analyser les particules de haute énergie grâce à de simples caméras pourrait réduire les coûts des missions spatiales, où chaque instrument supplémentaire représente un défi technique et financier.

Cette collaboration avec l’Observatoire de Paris illustre la mission de l’EPITA : apporter une expertise à la fois scientifique et technologique décisive à d’autres disciplines. Comme le rappelle Guillaume Tochon, « le but n’est pas forcément d’innover dans les méthodes, mais de transférer correctement les méthodes que l’on maîtrise ».

L’image devient ainsi un langage commun entre ingénieurs et astronomes, capable de révéler ce que l’œil humain ne peut déceler.

Le nouveau site du SE-OP est arrivé !

Site du SE-OP
Site du SE-OP. Crédits LTE

Comme vous le savez peut-être, le Service Espace de l'Observatoire de Paris (SE-OP), issu de la restructuration de l’Observatoire de Paris, a pris la relève du service des éphémérides de l’IMCCE au 1er janvier 2025.

Intégré au Laboratoire Temps Espace (LTE), le SE-OP produit et diffuse un grand nombre de données liées à la métrologie de l’espace.

En plus des éphémérides, ce service intègre également le calcul et la diffusion des paramètres de rotation terrestre, ainsi que la diffusion de données et catalogues liés au système de référence céleste.

Cette première année de travail fut donc chargée pour l’équipe du SE-OP, tant les produits, services, bases de données et librairies étaient divers et répartis à des endroits distincts. Aussi était-il urgent de rassembler l’ensemble de nos activités sur un site web dédié, permettant à chaque utilisateur d’avoir une vision globale et un accès rapide à la totalité de nos services.

C’est maintenant chose faite. N’hésitez donc pas à cliquer sur le lien ci-après pour retrouver tous nos produits, et découvrir peut-être quelques rubriques et outils que vous ne connaissiez pas encore.

Séminaires & conférences

  • Histoire des sciences astronomiques

    Mardi 10 Février 2026 – 14 h 00

    De l’astronomie à la métrologie, ou la construction de l’internationale scientifique avec la création du Bureau international des poids et mesures

    Céline Fellag Ariouet (BIPM)

    Salle du Conseil, Observatoire de Paris, 77 avenue Denfert-Rochereau, 75014 Paris

    Dans le cadre du plan Vigipirate, merci aux extérieurs à l’Observatoire de Paris de bien vouloir s’inscrire à l’avance sur ce formulaire.

    Retrouvez ici le programme des séminaires à venir.

  • Bureau des longitudes

    Mercredi 7 Janvier 2026 – 14 h 30

    Florilège de résultats avec le télescope spatial JWST

    Pierre-Olivier Lagage (CEA)

    École normale supérieure, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris

    Entrée libre. Renseignements par téléphone au 06 11 27 71 83
    ou par mail à l’adresse renseignements@bureau-des-longitudes.fr

    Mercredi 4 Février 2026 – 14 h 30

    Géodésie spatiale : enjeux et missions

    Félix Pérosanz (CNES)

    École normale supérieure, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris

    Entrée libre. Renseignements par téléphone au 06 11 27 71 83
    ou par mail à l’adresse renseignements@bureau-des-longitudes.fr

culture astronomique

À la mesure du temps, épisode 10

Statue du cimetière monumental de la chartreuse de Bologne
Statue du cimetière monumental de la chartreuse de Bologne. Crédits L. Boccardo (Unsplash)

La mesure du temps a toujours été une préoccupation des hommes depuis qu’ils ont pris conscience de son écoulement.

Lire le 10e épisode : « Temps mesurés, temps démesurés – VII »

Cette mesure a très vite permis d’organiser la société. Pour cela, les hommes ont créé des dispositifs de plus en plus ingénieux pour mesurer le temps à l’aide de phénomènes physiques bien choisis. Les liens entre la mesure du temps et l’astronomie sont d’ailleurs des plus anciens. C’est pour cette raison que la mesure du temps et la mesure de l’espace ont souvent été regroupées dans les observatoires astronomiques. Et cette intrication de l’espace et du temps est encore plus prégnante dans le cadre de la théorie de la relativité d’Einstein. Ce feuilleton est donc dédié à la mesure du temps, à la suite de celui consacré à la mesure du ciel.

Les Éphémérides nautiques 2026 viennent de paraître

Première de couverture des Éphémérides nautiques 2026.
Première de couverture des Éphémérides nautiques 2026. Crédits LTE

Ces éphémérides, à l’usage des navigateurs, sont publiées par le Bureau des longitudes depuis 1889.

Elles donnent les déclinaisons et angles horaires de Vénus, Mars, Jupiter et Saturne (heure par heure, au dixième de minute près). Elles donnent aussi les heures de levers et couchers du Soleil et de la Lune pour les latitudes comprises entre 70 degrés Nord et 56 degrés Sud.

Traditionnellement utilisées par les marins pour faire le point en mer, elles sont obligatoires pour les navires professionnels et hautement recommandées pour la plaisance.

en savoir plus

Astro en images

La mission jovienne JUICE capture la comète interstellaire 3I/ATLAS

Image prise par la caméra de navigation de la sonde Juice. Au centre de l'image se trouve l’objet interstellaire 3I/Atlas.
Image prise par la caméra de navigation de la sonde Juice. Au centre de l'image se trouve l’objet interstellaire 3I/Atlas.Crédits ESA/Juice/NavCam

En novembre 2025, la sonde européenne JUICE (Jupiter Icy Moons Explorer) a observé la comète interstellaire 3I/ATLAS. Cette comète découverte le 1er juillet dernier possède une orbite très hyperbolique (son excentricité est de 6,14) et vient donc d’au-delà de notre Système solaire. Pour l’étudier, cinq instruments scientifiques de JUICE ont été mobilisés afin de mieux comprendre son activité et sa composition.

JUICE a également pris une image impressionnante grâce à sa caméra de navigation (NavCam). Bien que cet instrument ne soit pas destiné à l’imagerie scientifique de haute résolution, mais à la navigation autour des lunes glacées de Jupiter, la comète apparaît très clairement, entourée d’un halo de gaz lumineux et laissant entrevoir deux queues : l’une faite de plasma, l’autre de poussières plus ténues.

Cette image a été capturée le 2 novembre, peu avant le passage au plus près de la sonde, à environ 66 millions de kilomètres. Les données scientifiques complètes n’arriveront sur Terre qu’en février 2026 et devraient révéler de nouveaux détails sur l’activité de la comète après son passage près du Soleil. Ce délai s’explique par la configuration actuelle de la sonde : sa grande antenne est utilisée comme bouclier thermique face au Soleil, réduisant le débit de transmission des données vers la Terre.

Image de la Comète 3I Atlas prise au Pic du Midi
Image de la Comète 3I Atlas prise au Pic du Midi.Crédits François Colas

Parmi les données attendues, il y aura non seulement des images de la caméra JANUS, mais aussi des données sur la composition de la comète grâce aux spectromètres MAJIS et UVS, ainsi qu'au sondeur millimétrique et mesure de particules et de plasma SWI et PEP.

Cette observation fut une belle démonstration des capacités de JUICE, en route vers Jupiter et ses lunes glacées, et une bonne occasion d’observer un objet venu d’un autre système stellaire.

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ciel du mois

Phénomènes astronomiques

Repère géocentrique, les quadratures et les conjonctions sont en ascension droite.
Les phénomènes sont donnés en temps légal français.

1er janvier

22 h 44 min 26 s Lune au périgée, distance à la Terre : 360 348 km, diamètre apparent de la Lune : 33,15′.

2 janvier

9 h 10 min 49 s Déclinaison maximale de la Lune : + 28° 16′.

3 janvier

11 h 02 min 55 s Pleine lune.

18 h 15 min 38 s Terre au périhélie, distance au Soleil : 147 099 894 km, diamètre apparent du Soleil : 32,52′.

4 janvier

0 h 14 min 28 s Élongation minimale entre la Lune et Jupiter, élongation : 3° 36,86′, élongation de la Lune au Soleil : 173° O.

6 janvier

12 h 02 min 57 s Mercure à l'aphélie, distance au Soleil : 0,466 70 au.

17 h 36 min 00 s Conjonction supérieure de Vénus, distance à la Terre : 1,710 911 106 au, diamètre apparent : 9,75″.

8 janvier

4 h 13 min 05 s Élongation minimale entre Mars et Vénus, élongation : 0° 10,42′, élongation de Vénus au Soleil : 1° E.

6 h 54 min 35 s Vénus à l'apogée, distance à la Terre : 1,71 au, diamètre apparent : 9,75″.

9 janvier

9 h 08 min 54 s Jupiter au périgée, distance à la Terre : 4,23 au, diamètre apparent : 46,59″.

12 h 41 min 12 s Mars en conjonction, distance à la Terre : 2,403 415 189 au, diamètre apparent : 3,90″.

10 janvier

9 h 42 min 09 s Opposition de Jupiter, distance à la Terre : 4,231 85 au.

16 h 48 min 24 s Dernier quartier de lune.

13 janvier

21 h 47 min 04 s Lune à l'apogée, distance à la Terre : 405 438 km, diamètre apparent de la Lune : 29,46′.

14 janvier

23 h 58 min 09 s Mercure à l'apogée, distance à la Terre : 1,43 au, diamètre apparent : 4,70″.

16 janvier

6 h 15 min 17 s Déclinaison minimale de la Lune : − 28° 18′.

18 janvier

7 h 34 min 03 s Élongation minimale entre Mars et Mercure, élongation : 0° 57,67′, élongation de Mercure au Soleil : 3° O.

16 h 33 min 23 s Élongation minimale entre la Lune et Mars, élongation : 2° 32,09′, élongation de la Lune au Soleil : 2° O.

17 h 04 min 09 s Élongation minimale entre la Lune et Mercure, élongation : 1° 32,48′, élongation de la Lune au Soleil : 3° O.

20 h 51 min 59 s Nouvelle lune.

19 janvier

3 h 23 min 51 s Élongation minimale entre la Lune et Vénus, élongation : 2° 02,57′, élongation de la Lune au Soleil : 3° E.

21 janvier

16 h 48 min 54 s Conjonction supérieure de Mercure, distance à la Terre : 1,417 352 974 au, diamètre apparent : 4,75″.

22 janvier

19 h 38 min 02 s Vénus à l'aphélie, distance au Soleil : 0,728 24 au.

23 janvier

9 h 57 min 04 s Élongation minimale entre la Lune et Saturne, élongation : 3° 49,74′, élongation de la Lune au Soleil : 55° E.

13 h 48 min 35 s Élongation minimale entre la Lune et Neptune, élongation : 3° 08,22′, élongation de la Lune au Soleil : 56° E.

26 janvier

5 h 47 min 24 s Premier quartier de lune.

27 janvier

17 h 32 min 48 s Élongation minimale entre la Lune et Uranus, élongation : 5° 16,87′, élongation de la Lune au Soleil : 110° E.

29 janvier

14 h 55 min 34 s Élongation minimale entre Vénus et Mercure, élongation : 0° 40,91′, élongation de Mercure au Soleil : 6° E.

17 h 53 min 49 s Déclinaison maximale de la Lune : + 28° 22′.

22 h 45 min 57 s Lune au périgée, distance à la Terre : 365 871 km, diamètre apparent de la Lune : 32,65′.

31 janvier

4 h 39 min 09 s Élongation minimale entre la Lune et Jupiter, élongation : 3° 47,05′, élongation de la Lune au Soleil : 156° E.

Visibilité de la Lune et des planètes

Planètes visibles entre les latitudes 60° Nord et 60° Sud et les constellations voisines. L’aspect apparent des planètes est calculé pour le 16 janvier 2026 à 22 h 00 UTC.

  • La Lune

    PL 3.01
    DQ 10.01
    NL 18.01
    PQ 26.01
    non-visibilité 17/01 > 19/01
    Calculer les phases de la Lune
    Trajectoire de la Lune en janvier 2026
    Trajectoire de la Lune au cours du mois de janvier 2026. Crédits LTE
  • Mercure

    œil non visible
    jumelles non visible
    télescope non visible

    Diamètre apparent 4.7″

    Magnitude − 1.2

    Calculer les phases de Mercure
    Mercure le 16 janvier 2026
    Mercure le 16 janvier 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Mercure au cours du mois de janvier 2026
    Trajectoire de Mercure au cours du mois de janvier 2026. Crédits LTE
  • Vénus

    œil non visible
    jumelles non visible
    télescope non visible

    Diamètre apparent 9.8″

    Magnitude − 4.0

    Calculer les phases de Vénus
    Vénus le 16 janvier 2026
    Vénus le 16 janvier 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Vénus au cours du mois de janvier 2026
    Trajectoire de Vénus au cours du mois de janvier 2026. Crédits LTE
  • Mars

    œil non visible
    jumelles non visible
    télescope non visible

    Diamètre apparent 3.9″

    Magnitude 1.1

    Calculer les éphémérides de Mars
    Mars le 16 janvier 2026
    Mars le 16 janvier 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Mars au cours du mois de janvier 2026
    Trajectoire de Mars au cours du mois de janvier 2026. Crédits LTE
  • Jupiter

    œil visible
    jumelles visible
    télescope visible

    Diamètre apparent 46.5″

    Magnitude − 2.7

    Calculer les éphémérides de Jupiter
    Jupiter le 16 janvier 2026
    Jupiter le 16 janvier 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Jupiter au cours du mois de janvier 2026
    Trajectoire de Jupiter au cours du mois de janvier 2026. Crédits LTE
  • Saturne

    œil visible
    jumelles visible
    télescope visible

    Diamètre apparent 16.7″

    Magnitude 1.0

    Calculer les éphémérides de Saturne
    Saturne le 16 janvier 2026
    Saturne le 16 janvier 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Saturne au cours du mois de janvier 2026
    Trajectoire de Saturne au cours du mois de janvier 2026. Crédits LTE
  • Uranus

    œil non visible
    jumelles visible
    télescope visible

    Diamètre apparent 3.7″

    Magnitude 5.7

    Calculer les éphémérides d'Uranus
    Uranus le 16 janvier 2026
    Uranus le 16 janvier 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Uranus au cours du mois de janvier 2026
    Trajectoire de Uranus au cours du mois de janvier 2026. Crédits LTE
  • Neptune

    œil non visible
    jumelles visible
    télescope visible

    Diamètre apparent 2.3″

    Magnitude 7.9

    Calculer les éphémérides de Neptune
    Neptune le 16 janvier 2026
    Neptune le 16 janvier 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Neptune au cours du mois de janvier 2026
    Trajectoire de Neptune au cours du mois de janvier 2026. Crédits LTE

Cartes du ciel

Cartes du ciel des étoiles brillantes et des planètes visibles dans le ciel de l’hémisphère nord et de l’hémisphère sud, vers l’horizon nord et l’horizon sud, pour le 15 janvier 2026.

  • Hémisphère nord, en direction du nord – 23 h temps légal français (UTC + X 1)

    Carte du ciel de l’hémisphère nord, en direction du nord, au 15 janvier 2026
    Carte du ciel de l’hémisphère nord, en direction du nord. Crédits LTE
  • Hémisphère nord, en direction du sud – 23 h temps légal français (UTC + 1 h)

    Carte du ciel de l’hémisphère nord, en direction du sud, au 15 janvier 2026
    Carte du ciel de l’hémisphère nord, en direction du sud. Crédits LTE
  • Hémisphère sud, en direction du nord – 23 h temps local à La Réunion (UTC + 4 h)

    Carte du ciel de l’hémisphère sud, en direction du nord, au 15 janvier 2026
    Carte du ciel de l’hémisphère sud, en direction du nord. Crédits LTE
  • Hémisphère sud, en direction du sud – 23 h temps local à La Réunion (UTC + 4 h)

    Carte du ciel de l’hémisphère sud, en direction du sud, au 15 janvier 2026
    Carte du ciel de l’hémisphère sud, en direction du sud. Crédits LTE
  • Vue dans le plan de l’écliptique

    Dans sa course apparente sur l’écliptique, le Soleil est accompagné de plusieurs planètes proches. Celles qui sont à l’est peuvent être observées au coucher du Soleil et en début de nuit selon leur élongation et leur magnitude, celles qui sont à l’ouest le seront en fin de nuit et au lever du Soleil sous les mêmes conditions. La figure suivante montre la configuration au 15 janvier 2026.

    Position de la Lune et des planètes dans le plan de l’écliptique au 15 janvier 2026
    Position de la Lune et des planètes dans le plan de l’écliptique au 15 janvier 2026. Crédits LTE
    Déplacement de la Lune et des planètes dans le plan de l’écliptique en janvier 2026. Crédits LTE
  • Positions héliocentriques des planètes

    Les figures suivantes montrent la configuration dans le plan de l’écliptique au 15 janvier 2026. Sur chaque orbite des planètes intérieures, l’intersection du segment et de l’orbite marque la position de la planète au premier jour du mois, et l’extrémité de la flèche marque celle au dernier jour du mois.

    Positions héliocentriques des planètes intérieures dans le plan de l’écliptique au 15 janvier 2026
    Positions héliocentriques des planètes intérieures dans le plan de l’écliptique au 15 janvier 2026. Crédits LTE
    Positions héliocentriques des planètes extérieures dans le plan de l’écliptique au 15 janvier 2026
    Positions héliocentriques des planètes extérieures dans le plan de l’écliptique au 15 janvier 2026. Crédits LTE