Conditions du phénomène
Une éclipse de Lune se produit lorsque la Lune passe dans l’ombre de la Terre, laquelle s’interpose alors entre le Soleil et la Lune, bloquant tout ou partie du rayonnement solaire qui vient éclairer la Lune.
Pour qu’une éclipse de Lune ait lieu, il faut que la Lune soit en opposition au Soleil vis-à-vis de la Terre, c’est-à-dire en phase de pleine lune, et qu’elle se trouve proche de l’un des nœuds de son orbite, intersections du plan de l’orbite de la Lune avec celui de l’écliptique (plan de l’orbite du Soleil dans un repère géocentrique, ainsi nommé, car c’est lorsque la Lune passe par ce plan qu’il peut se produire des éclipses, de Soleil comme de Lune).
Pour voir les différentes phases d’une éclipse de Lune en un lieu donné, il suffit qu’il fasse nuit durant ces phases. En effet, les éclipses de Lune se produisent toujours à la pleine lune. Or à la pleine lune, la Lune se lève lorsque le Soleil se couche et se couche lorsque le Soleil se lève : la Lune est donc visible toute la nuit.
Occultations, éclipses, passages : module interactif pour comprendre ces phénomènes.
La durée d’une éclipse totale de Lune dépend de plusieurs paramètres :
- Le positionnement de la Lune par rapport au centre de l’ombre : plus la Lune est proche du centre de l’ombre au moment du maximum, plus l’éclipse dure longtemps.
- La distance Terre-Lune : l’orbite lunaire est une ellipse (et non un cercle), de ce fait cette distance varie constamment. Lorsque la Lune se trouve dans sa position la plus éloignée de la Terre (à son apogée), elle nous apparaît plus petite dans le ciel et se meut aussi plus lentement le long de son orbite, de sorte qu’elle met en définitive plus de temps à traverser le cône d’ombre. Au contraire, lorsque la Lune se trouve dans sa position la plus proche de la Terre (à son périgée), elle paraîtra plus grande dans le ciel, et avancera plus rapidement sur son orbite.
La phase de totalité de l’éclipse, pendant laquelle le disque lunaire restera dans l’ombre de la Terre, sera de 58 min. Au maximum de l’éclipse, la quantité de diamètre lunaire éclipsée (soit la grandeur de l’éclipse) sera de 1,151. Cette grandeur augmente avec la proximité de la Lune par rapport au centre de l’ombre.
Paramètres de l’éclipse
- Grandeur : 1,151
- Rayon du cône d’ombre : 0,6985°
- Rayon du cône de pénombre : 1.23607°
- Durée de la totalité : 0 h 58 min 23 s
- Durée de la phase partielle : 3 h 27 min 14 s
- Durée de la phase de pénombre : 5 h 38 min 40 s
À l’instant du maximum, la Lune se trouvera dans la constellation du Lion.
Le tableau ci-dessous donne les circonstances de l’éclipse (en UTC), il faut ajouter une heure pour avoir l’heure légale en France métropolitaine.
| Phases | Instant en UTC | Longitude | Latitude | Angle au pôle |
|---|---|---|---|---|
| Entrée dans la pénombre | 8 h 44 min 25 s | − 129° 35′ 27,7″ | 7° 7′ 55,4″ | 104,30° |
| Entrée dans l’ombre | 9 h 50 min 4 s | − 145° 30′ 11,6″ | 6° 50′ 57,5″ | 96.19° |
| Début de la totalité | 11 h 04 min 30 s | − 163° 32′ 43,8″ | 6° 31′ 41,9″ | 243,08° |
| Maximum de l’éclipse | 11 h 33 min 43 s | − 170° 37′ 44,0″ | 6° 24′ 07,9″ | 208,19° |
| Fin de la totalité | 12 h 02 min 53 s | − 177° 42′ 02,3″ | 6° 16′ 34,4″ | 173,37° |
| Sortie de l’ombre | 13 h 17 min 18 s | 164° 15′ 29,6″ | 5° 57′ 16,5″ | 320,26° |
| Sortie de la pénombre | 14 h 23 min 05 s | 148° 18′ 23,2″ | 5° 40′ 11,8″ | 312,13° |
La série de saros de cette éclipse
Le saros est une période de récurrence des éclipses. Elle permet de construire des séries d’éclipses. L’éclipse du 3 mars 2026 appartient à une série comportant 71 éclipses successives, dont elle sera la 27e.
Que pouvons-nous voir dans le cas d’une éclipse totale ?
Au cours du phénomène, la Lune se soustrait progressivement à l’éclairement du Soleil, de telle sorte qu’au maximum de l’éclipse, lorsque la Lune se trouve au plus près du centre du cône d’ombre, la quantité de lumière qu’elle reçoit du Soleil diminue considérablement, pour augmenter peu à peu après le maximum.
Lors d’une éclipse totale, pendant la phase de totalité, la Lune se trouve inscrite à l’intérieur du cône d’ombre projetée par la Terre dans l’espace et prend une teinte rouge cuivré plus ou moins intense. Cette lumière rouge est issue du rayonnement solaire qui a été filtré lors de sa traversée de l’atmosphère terrestre et dont la composante rouge a subi la réfraction la plus forte, déviant ainsi son chemin vers l’intérieur de l’ombre. C’est la raison pour laquelle la Lune nous apparaît encore visible, simplement teintée de rouge.
Carte de visibilité et observation
La carte ci-dessus est centrée sur la zone de visibilité. De chaque côté se trouvent deux zones d’invisibilités. Pour les éclipses totales de Lune, 6 courbes sont tracées :
- Entrée dans la pénombre (P1) : instant du premier contact extérieur avec le cône de pénombre (grands pointillés).
- Entrée dans l’ombre (O1) : instant du premier contact extérieur avec le cône d’ombre (petits pointillés).
- Début de la totalité (T1) : instant du premier contact intérieur avec le cône d’ombre (trait plein).
- Fin de la totalité (T2) : instant du dernier contact intérieur avec le cône d’ombre (trait plein).
- Sortie de l’ombre (O2) : instant du dernier contact extérieur avec le cône d’ombre (petits pointillés).
- Sortie de la pénombre (P2) : instant du dernier contact extérieur avec le cône de pénombre (grands pointillés).
Chacune de ces courbes correspond aux lieux où la Lune se trouve à l’horizon à l’instant de la phase correspondante : les courbes en rouge correspondent aux lieux où la Lune se lève et les courbes en bleu à ceux où la Lune se couche. Pour chaque phase, les lieux situés à l’ouest d’une courbe rouge ne voient pas la phase, car la Lune n’est pas encore levée, alors que ceux situés à l’est la voient, car la Lune est déjà levée. De même, les lieux situés à l’est d’une courbe bleue ne voient pas la phase, car la Lune est déjà couchée, alors que ceux situés à l’ouest la voient, car la Lune n’est pas encore couchée.
Toute la phase de totalité est visible sur l’océan Pacifique, sur le nord-ouest de l’Amérique, le nord-est de l’Asie et l’est de l’Australie. Elle est visible en partie sur une grande partie de l’est de l’Asie et l’ouest de l’Amérique du Nord. Toutes les phases seront visibles en Nouvelle-Zélande et sur une grande partie des îles du Pacifique, notamment en Polynésie et en Nouvelle-Calédonie, dont à Nouméa. Elle n’est pas visible en France métropolitaine.
À travers le portail des formulaires de calcul du LTE, vous pouvez également obtenir les circonstances locales de l’éclipse, télécharger les cartes générales de l’éclipse et retrouver toutes les éclipses passées et futures. Les résultats sont constamment actualisés en fonction des avancées de la recherche.






























