janvier 2022# 186

Édito

Le comité de rédaction de la Lettre d’information de l’IMCCE vous présente ses meilleurs vœux de bonne année.

Cette année encore, nous avons voulu vous transmettre nos connaissances, nos découvertes. Vous retrouverez les phénomènes et ciels du mois, la culture astronomique, la science en direct et astro en images.

Cette année 2022 sera marquée par la présence de Mars : ses rapprochements avec Saturne le 5 avril, avec Neptune le 18 mai, avec Jupiter le 29 mai, son occultation par la Lune le 8 décembre et son opposition le même jour. Cette année, vous pourrez aussi observer l’occultation de Cérès par la Lune le 9 février, un magnifique alignement des planètes le 25 juin, et enfin l’occultation d’Uranus par la Lune le 14 septembre et le 5 décembre. Nous reviendrons sur chacun de ces phénomènes, à la fois pour leur compréhension et leurs observations. N’hésitez pas à nous envoyer vos photos que nous aurons le plaisir de publier dans la lettre !

Nous vous souhaitons une année riche d’observations et de calculs, de lectures et d’écritures.

Comme toujours, nous resterons attentifs à toutes les remarques et suggestions que vous voudrez bien nous adresser pour en améliorer encore la présentation, le contenu et l’intérêt.

Bonne année 2022 !

Ce mois-ci

Le style de notre calendrier

Charles IX (27 juin 1550 – 30 mai 1574)
Charles IX (27 juin 1550 – 30 mai 1574). Crédits Domaine public

Notre calendrier actuel est le calendrier grégorien, il utilise l’ère de l’Incarnation et le style de la Circoncision (ou style du premier janvier).

L’ère de l’incarnation (AD – Anno Domini), basée sur l’année hypothétique de la naissance du Christ, a été introduite en 532 par le moine scythe Denys le Petit (v. 500 – 545) dans son comput des tables pascales. Denys le Petit fixe la naissance du Christ au 25 décembre 753 de la fondation de Rome (AUC – Ab Urbe condita). Par la suite, le début de l’ère sera ramené au premier janvier 754 AUC, pour la rendre compatible avec le décompte des millésimes. L’usage de cette pratique s’est imposé lentement au cours des siècles, d’abord dans le monde anglo-saxon, où les actes les plus anciens remontent à la fin du VIIe siècle. Il sera popularisé par les écrits de Bède le Vénérable, notamment dans son ouvrage De Ratione Temporum (725). En France, son usage dans les actes royaux n’apparaît qu’au cours du IXe siècle (diplôme de Pépin II d’Aquitaine, 839).

La date de changement de millésime porte le nom de style du calendrier. Au cours des siècles passés, plusieurs styles furent en usage, parfois simultanément !

On distingue les styles suivants :

  • Le style du 1er mars, à Rome avant la réforme du calendrier par César, chez les Mérovingiens au VIe-VIIe siècle.
  • Le style du printemps (21-22 mars), en Russie depuis le XIe siècle jusqu’en 1725.
  • Le style de l’Annonciation, le 25 mars, en Angleterre jusqu’en 1752.
  • Le style de la Résurrection (nuit de Pâques) : l’année avait une longueur variable de 330 à 400 jours, avec parfois deux mois d’avril ! En France, sous Louis VI, puis au XIIe-XIIIe siècle.
  • Le style de l’Ascension, à Alexandrie.
  • Le style Grec, le 1er septembre.
  • Le style Républicain, le jour de l’équinoxe d’automne à Paris dans le calendrier Républicain.
  • Le style de la Saint Martin, le 11 novembre.
  • Le style de la Nativité, le 25 décembre, sous Charlemagne et jusqu’au XIe siècle, en Bourgogne jusqu’au XIIIe siècle.
  • Le style du solstice d’hiver, dans le calendrier lunaire gaulois.
  • Le style du premier janvier.

On lit souvent que l’usage en France du style du premier janvier, ou style de la Circoncision, date du XVIe siècle, suite à l’édit de Roussillon (article 39 et dernier) promulgué par Charles IX le 9 août 1564. En réalité, selon Alexandre Le Noble, ce serait l’édit de Paris de janvier 1563 qui a promulgué cet usage, l’article 39 de l’édit de Roussillon ne faisant que reprendre l’édit de Paris.

Cette réforme ne s’appliqua que progressivement, au fur et à mesure que les parlements régionaux l’entérinèrent. Ainsi, le parlement de Paris et la Chancellerie ne l’appliquèrent qu’en 1567.

En Angleterre, le style du premier janvier fut adopté en même temps que le calendrier grégorien, en 1752, suite à la réforme proposée par Lord Chesterfield (Philip Dormer Stanhope, 4e comte de Chesterfield).

On trouvera en lien un calendrier pour l’année 2022. Ce calendrier donne, pour chaque jour de l’année 2022, les instants des levers et des couchers du centre du Soleil et du centre de la Lune en Temps légal français. Les calculs sont faits pour la latitude et la longitude de l’observatoire de Paris, pour un horizon plat, et la réfraction horizontale est prise égale à 36,6′.

On donne également les différentes phases de la Lune et les dates des équinoxes et des solstices. On fournit au verso de chaque page les phénomènes astronomiques du mois, les instants sont donnés en Temps légal français. Puis, dans les dernières pages, on fournit les dates des fêtes légales et religieuses dans différents calendriers ainsi que les concordances entre ces calendriers.

Passage de la Terre au périhélie en 2022

Dates et durées des saisons en 2022
Dates et durées des saisons en 2022. Crédits P. Rocher

En 2022, la Terre passera au périhélie le mardi 4 janvier à 6 h 54 min 38 s UTC (7 h 54 min 38 s en Temps légal français). La distance du centre de la Terre au centre du Soleil sera alors de 147 105 052,497 km et le diamètre apparent géocentrique du Soleil sera de 32′ 31,78″.

Suite à la seconde loi de Kepler (loi des aires), la vitesse angulaire de la Terre est maximale lorsqu’elle passe au périhélie, c'est pourquoi l’hiver est actuellement la saison la plus courte dans l’hémisphère nord.

Voici les dates et les durées des saisons de l’hémisphère nord pour l’année 2022 (la différente TT − UTC est prise égale à 69,184 s).

Dimanche 20/03/2022 à 15 h 33 min 26 s UTC
Équinoxe de printemps, durée de l’hiver : 88 jours 23 h 34 min 06,65 s.

Mardi 21/06/2022 à 9 h 13 min 52 s UTC
Solstice d’été, durée du printemps : 92 jours 17 h 40 min 26,20 s.

Vendredi 23/09/2022 à 1 h 03 min 44 s UTC
Équinoxe d’automne, durée de l’été : 93 jours 15 h 49 min 51,17 s.

Mercredi 21/12/2022 à 21 h 48 min 14 s UTC
Solstice d’hiver, durée de l’automne : 89 jours 20 h 44 min 30,73 s.

Sous l’effet des perturbations planétaires, le périhélie avance dans le sens direct d’environ 11,612 35″ par année julienne. L’axe des apsides fait donc un tour en environ 111 915 années juliennes. Comme la droite des équinoxes tourne d’environ 50,387 92″ par an dans le sens rétrograde, les deux axes sont confondus toutes les 20 903 années juliennes, cette période porte le nom de précession climatique. En effet, tous les 10 451,5 ans (demi-période de la précession climatique), l’aphélie passe du solstice l’été au solstice d’hiver. Or, même si la distance Terre-Soleil n’est pas le facteur prédominant dans la nature des saisons, la combinaison du passage de la Terre à l’aphélie en hiver donne des hivers plus rudes.

Actuellement, la direction du périhélie se rapproche de l’équinoxe de printemps, qu’elle atteindra le 24 juin 6430. À partir de cette année, l’hiver ne sera plus la saison la plus courte dans l’hémisphère nord, mais ce sera progressivement le printemps.

Durées des saisons sur 6 000 ans.
Durées des saisons sur 6 000 ans. Crédits P. Rocher

Le graphique ci-dessus donne l’évolution de la durée des saisons sur une période de 6 000 ans, allant de l’an − 3000 à l’an 3000. On remarque qu’en − 330 (331 av. J.-C.), à l’époque de Callippe de Cyzique (vers 370 av. J.-C. – vers 310 av. J.-C.), l’hiver n’était pas la saison la plus courte, c’était l’automne. Sur cette période de 6 000 ans, les durées de l’été et de l’hiver ont été égales en − 1404, l’automne a eu une durée minimale de 88,37 jours en − 1641 et le printemps a eu une durée maximale de 94,31 jours en − 1604.

Observer le passage de la Lune entre les amas des Pléiades et des Hyades

Passage de la Lune entre les Pléiades et les Hyades, le 13 janvier 2022 à 18 h 30 min en Temps légal français
Passage de la Lune entre les Pléiades et les Hyades, le 13 janvier 2022 à 18 h 30 min en Temps légal français. Crédits Stellarium

Le premier phénomène que nous vous proposons d’observer pour cette nouvelle année est le passage de notre satellite la Lune entre deux magnifiques amas ouverts : les Pléiades et les Hyades. Cet événement sera visible dans la nuit du 13 au 14 janvier 2022.

Ce phénomène mettra donc en scène 3 acteurs. Tout d’abord, un objet qui nous est très familier et qui appartient à notre système solaire : la Lune, notre seul et unique satellite naturel. Ensuite, deux objets situés bien au-delà des limites extrêmes de notre système solaire, puisqu’il s’agit de deux amas ouverts situés à l’intérieur de notre galaxie. Le phénomène que l’on a l’habitude d’appeler conjonction aura donc lieu par l’heureux hasard d’un alignement visuel d’objets aux distances fort différentes.

Qui verra-t-on ?

La Lune

On ne la présente plus, tant elle a souvent été mise à l’honneur dans cette rubrique (voir par exemple la rubrique phénomène du mois de décembre 2021 : « La plus haute et plus petite pleine lune de l’année »).

Les Pléiades

Le groupe d’étoiles des Pléiades est un amas ouvert situé dans la constellation du Taureau. Un amas ouvert est une association de centaines voire de milliers d’étoiles, nées ensemble dans un même nuage de gaz et de poussières. Ces amas ont une espérance de vie très souvent plus courte que celles des individus stellaires qui les composent. En effet, la plupart des étoiles étant assez éloignées les unes par rapport aux autres, un amas voit sa cohésion gravitationnelle se diluer au fil des millions d’années. Les effets de marée qu’un amas subit dans sa trajectoire autour du centre galactique peuvent finir par le disloquer, chaque étoile partant dès lors seule « vivre sa vie ». C’est d’ailleurs ce qui s’est passé pour le Soleil : né comme toutes les étoiles au sein d’un amas dans notre galaxie, il s’en est ensuite allé seul « vivre sa vie » dans le milieu interstellaire…

Mais revenons aux Pléiades. Cet amas, situé à 440 années-lumière (al) du Soleil, s’est formé il y a environ 100 millions d’années. Des études de la dynamique de ses étoiles ont cependant montré qu’il sera disloqué dans environ 250 millions d’années. Pour l’heure, il offre toujours l’image d’une splendide concentration stellaire, puisqu’on y a dénombré environ 3 000 étoiles. Si l’œil nu en perçoit 8 ou 9 (les très bons observateurs peuvent en compter jusque 12), une paire de jumelles, ou mieux, un télescope, permet d’en compter plusieurs dizaines. Les plus brillantes sont au nombre de 7 et ont chacune reçu un nom, celui des filles du titan Atlas de la mythologie grecque : Astérope, Mérope, Électre, Maïa, Taygète, Célaéno et Alcyone. L’amas a une taille angulaire de 2° dans le ciel, ce qui signifie que l’on pourrait y faire entrer quatre fois la Lune, puisque le diamètre de cette dernière est de 30′ d’arc. Les magnitudes de ces 7 étoiles sont comprises entre 2,9 et 5,4.

Étoiles principales de l’amas des Pléiades
Étoiles principales de l’amas des Pléiades. Crédits NASA, ESA and AURA/Caltech

Sachant qu’une paire de jumelles offre, en fonction de son grossissement (entre 7 fois et 10 fois pour les plus communes), entre 5° et 7° de champ, on comprendra que les Pléiades seront vues en entier dans un instrument aussi modeste. Elles seront bien mieux en valeur dans un petit instrument d’astronomie, lunette ou télescope, tant que l’on ne grossit pas trop, en tout cas, sans jamais dépasser 50 fois. En effet, au-delà de cette amplification, l’amas n’est plus vu en entier, car trop grossi, ce qui altère la majeure partie de son esthétique.

Les Hyades

Les Hyades constituent un autre amas lui aussi situé dans le Taureau. Il est positionné un peu plus de 10° au sud-est (en bas à gauche) des Pléiades. Situées à seulement 151 al du Soleil, les Hyades constituent rien de moins que l’amas ouvert le plus proche de notre système solaire. Cela explique sa taille respectable de 5,5°. Il contient entre 300 et 400 étoiles. À l’œil nu, les Hyades dessinent une lettre V qui symbolise la tête du Taureau au sein de la constellation. L’ensemble contient une magnifique étoile rouge de magnitude 0,9, Aldébaran. Mais il faut souligner qu’Aldébaran ne fait cependant pas partie de l’amas. Celle-ci se situe en effet à mi-chemin entre le Soleil et l’amas, puisque sa distance au Soleil est estimée à 65 al. Elle se superpose donc visuellement sur l’amas, au premier plan, sans en faire physiquement partie.

L’amas des Hyades
L’amas des Hyades. Crédits NASA, ESA, and STScI

Notons que des études récentes ont montré que les Hyades et l’amas de la Crèche, M44 dans le Cancer, affichent une vitesse radiale (leur vecteur directionnel) identique. De même, leurs étoiles ont une métallicité très proche. Ces deux caractéristiques similaires tendent à prouver qu’ils se sont tous deux créés en même temps et au sein de la même nébuleuse.

Tout ce qui a été précédemment écrit à propos de l’observation des Pléiades pourra être répété à l’identique pour les Hyades : très bien aux jumelles, mais mieux dans une petite optique, en grossissant toutefois faiblement (35 fois maximum), car les Hyades sont encore plus étendues que les Pléiades.

Que verra-t-on ?

Notons que ce phénomène de janvier 2022 n’a rien d’exceptionnel. En effet, l’écliptique, qui est la projection sur le ciel du plan de notre système solaire, passe exactement entre les Hyades et les Pléiades. Pas étonnant donc d’y retrouver la Lune régulièrement.

Ce phénomène aurait-il donc lieu chaque mois ?

Oui et non. Oui parce que la Lune passe effectivement une fois par mois (possiblement, mais exceptionnellement deux fois par mois) entre les deux amas, mais non parce qu’au moment de ce phénomène, la Lune peut se situer, pour un observateur situé en France métropolitaine, sous l’horizon ou dans un ciel bleu, c’est-à-dire pendant qu’il fait jour. Dans ce cas, lorsque la nuit tombe, la Lune peut se situer, du fait de sa rotation rapide autour de la Terre et donc de son déplacement par rapport aux étoiles, plus à l’est, donc plus à gauche, que les deux amas lorsqu’il fait nuit.

C’est d’ailleurs un peu ce qui va se dérouler pour cet événement du 13 janvier 2022. La Lune passera exactement entre les deux amas ce jour-là aux environs de 12 h 50 (UTC + 1 h, heure de votre montre), alors que la Lune sera encore sous l’horizon est. Lorsque la nuit tombera, vers 18 h 30, notre satellite sera un peu plus à l’est, donc à gauche, de la ligne reliant les Pléiades à Aldébaran. Pour autant, visuellement, le phénomène sera intéressant : la Lune sera assez proche, à la verticale au-dessus des Hyades, et on trouvera les Pléiades au nord-ouest, en haut à droite de notre satellite.

Nous aurons ce 13 janvier une lune gibbeuse, à quatre jours de la pleine lune, puisque le premier quartier aura eu lieu le 9 janvier et la pleine lune aura lieu le 17 janvier.

Pour le curieux du ciel aguerri, qui connaît chacun des 3 acteurs de cette jolie scène, le phénomène sera esthétique, mais n’aura rien de spectaculaire à ses yeux. L’intérêt existe plutôt pour les curieux attirés par l’observation depuis peu : c’est en effet avec ce genre de phénomène que l’on peut aisément découvrir l’emplacement et l’aspect visuel d’un ou de plusieurs objets célestes. La Lune étant un objet très facile à trouver dans le ciel, on trouvera tout aussi aisément des objets stellaires visibles à l’œil nu qui se trouvent à proximité.

Dans le cas qui nous intéresse, on verra en quelques secondes que les deux amas sont assez différents. Avec une Lune assez brillante, les Pléiades vont d’abord apparaître comme une petite flaque de lumière, qui, après quelques instants d’observation attentive, va se résoudre en un petit paquet d’étoiles collées les unes contre les autres. À l’inverse, l’amas des Hyades va instantanément faire apparaître le grand V de ses étoiles, ce V dessinant un bel écrin stellaire serti du rubis orangé d’Aldébaran.

Pour mieux se représenter ce beau phénomène en 3 dimensions, on plantera virtuellement un petit fanion indiquant la distance de chacun des acteurs, car si le ciel étoilé est d’une beauté magique, il souffre de n’être vu par l’œil humain qu’en 2D (hauteur × largeur), et ce frustrant manque de profondeur nous interdit d’en apprécier les distances, ici celles des protagonistes d’une belle conjonction.

Rappelons donc que la Lune est l’objet du Système solaire le plus proche de la Terre, à une distance moyenne de 384 000 km ; les Hyades sont quant à elles l’amas le plus proche à 151 al du Soleil ; enfin, les Pléiades, troisième et dernier acteur, ferment la marche avec 440 al, presque un saut de puce si l’on considère que le Soleil se trouve à environ 30 000 al du centre de la Galaxie et que cette dernière mesure un peu plus de 100 000 al de diamètre.

ciel du mois

Phénomènes astronomiques

Repère géocentrique, les quadratures et les conjonctions sont en ascension droite.
Les phénomènes sont donnés en Temps légal français.

1er janvier

23 h 55 min 31 s La Lune au périgée, distance à la Terre : 358 032,558 km, diamètre apparent : 33,46′, longitude moyenne : 269,93°.

2 janvier

19 h 33 min 30 s Nouvelle lune.

3 janvier

9 h 09 min 30 s Conjonction géocentrique en ascension droite entre la Lune et Vénus, différence de déclinaison : − 7° 32′, élongation solaire de la Lune : 9° E.

4 janvier

2 h 21 min 14 s Conjonction géocentrique en ascension droite entre la Lune et Mercure, différence de déclinaison : − 3° 07′, élongation solaire de la Lune : 19° E.

7 h 54 min 38 s Terre au périhélie, distance au Soleil : 147 105 052,497 km, diamètre apparent du Soleil : 32,5297′.

17 h 46 min 37 s Conjonction géocentrique en ascension droite entre la Lune et Saturne, différence de déclinaison : − 4° 12′, élongation solaire de la Lune : 27° E.

6 janvier

1 h 11 min 08 s Conjonction géocentrique en ascension droite entre la Lune et Jupiter, différence de déclinaison : − 4° 27′, élongation solaire de la Lune : 45° E.

7 janvier

10 h 45 min 53 s Conjonction géocentrique en ascension droite entre la Lune et Neptune, différence de déclinaison : − 4° 05′, élongation solaire de la Lune : 62° E.

12 h 03 min 41 s Mercure en plus grande élongation : 19° 13′ E.

8 janvier

10 h 12 min 54 s Vénus au périgée, distance à la Terre : 0,265 79 au, diamètre apparent : 62,8″.

9 janvier

1 h 47 min 32 s Vénus en conjonction inférieure, diamètre apparent : 62,8″, latitude : + 4° 51,1′.

19 h 11 min 17 s Premier quartier de lune.

11 janvier

12 h 27 min 08 s Conjonction géocentrique en ascension droite entre la Lune et Uranus, différence de déclinaison : − 1° 27′, élongation solaire de la Lune : 109° E.

14 janvier

2 h 08 min 04 s Mercure est stationnaire dans la constellation du Capricorne, puis rétrograde.

10 h 25 min 59 s La Lune à l’apogée, distance à la Terre : 405 804,853 km, diamètre apparent : 29,53′, longitude moyenne : 74,87°.

16 janvier

0 h 12 min 37 s Mercure au périhélie, distance au Soleil : 0,307 50 au.

18 janvier

0 h 48 min 26 s Pleine lune.

19 h 34 min 04 s Uranus est stationnaire dans la constellation du Bélier, puis directe.

23 janvier

6 h 47 min 30 s Vénus au périhélie, distance au Soleil : 0,718 44 au.

11 h 28 min 07 s Mercure en conjonction inférieure, diamètre apparent : 10,1″, latitude : + 3° 17,9′.

24 janvier

20 h 46 min 52 s Mercure au périgée, distance à la Terre : 0,660 82 au, diamètre apparent : 10,2″.

25 janvier

14 h 40 min 55 s Dernier quartier de lune.

29 janvier

9 h 07 min 47 s Vénus est stationnaire dans la constellation du Sagittaire, puis directe.

16 h 03 min 18 s Conjonction géocentrique en ascension droite entre la Lune et Mars, différence de déclinaison : − 2° 24′, élongation solaire de Mars : 36° O.

30 janvier

8 h 11 min 02 s La Lune au périgée, distance à la Terre : 362 251,770 km, diamètre apparent : 33,07′, longitude moyenne : 283,60°.

31 janvier

1 h 18 min 22 s Conjonction géocentrique en ascension droite entre la Lune et Mercure, différence de déclinaison : − 7° 34′, élongation solaire de Mercure : 16° O.

Visibilité de la Lune et des planètes

Planètes visibles entre les latitudes 60° Nord et 60° Sud et les constellations voisines. L’aspect apparent des planètes est calculé pour le 16 janvier 2022 à 22 h 00 UT.

  • La Lune

    La Lune

    La Lune tourne autour de notre planète tout en tournant autour de son axe en approximativement 28 jours : c’est pourquoi l’on ne voit toujours que la même face de la Lune. Au cours de sa rotation autour de la Terre, la Lune présente plusieurs phases en fonction de sa position par rapport au Soleil : le premier quartier, la pleine lune, le dernier quartier et la nouvelle lune. Le retour à une même phase se fait en moyenne tous les 29,53 jours : cette durée de révolution s’appelle la lunaison moyenne ou révolution synodique moyenne de la Lune. En raison des perturbations, la lunaison vraie entre deux phases identiques peut varier dans un intervalle de plus ou moins sept heures par rapport à cette valeur moyenne.

    Invisible du matin du 1er janvier
    au soir du 4 janvier

    2Nouvelle lune
    9Premier quartier
    18Pleine lune
    25Dernier quartier
  • Mercure

    Mercure le 16 janvier 2022

    Mercure

    Mercure est visible le soir au crépuscule et en début de nuit jusqu’au 4 janvier, date de sa dernière visibilité du soir à Paris. En début de mois, elle se trouve dans la constellation du Sagittaire, qu’elle quitte le 2 janvier pour entrer dans la constellation du Capricorne jusqu’au 25 janvier, date à laquelle elle retourne dans la constellation du Sagittaire.

    Diamètre apparent : 8,78″

    Magnitude : Indéterminée

    visible
    à l’œil nu
    visible
    aux jumelles
    visible
    au télescope
  • Vénus

    Vénus le 16 janvier 2022

    Vénus

    Vénus est visible dans de bonnes conditions le soir au crépuscule et en début de nuit jusqu’au 7 janvier. Puis elle est visible le matin à partir du 10 janvier. Elle se trouve tout le mois dans la constellation du Sagittaire. D’un point de vue théorique, il sera même possible d’observer Vénus le soir et le matin, vraiment dans les lueurs de l’aube, au cours d’une même nuit entre le 6 et le 11 janvier. Attention à la proximité du Soleil si vous tentez l’observation difficile de cette configuration qui ne se produit pas à chaque conjonction inférieure.

    Diamètre apparent : 1′ 0,84″

    Magnitude : − 4,26

    visible
    à l’œil nu
    visible
    aux jumelles
    visible
    au télescope
  • Mars

    Mars le 16 janvier 2022

    Mars

    Mars est visible le matin en fin de nuit et à l’aube. Au cours du mois, elle se lève de plus en plus tôt en fin de nuit. En début de mois, elle se trouve dans la constellation d’Ophiuchus, qu’elle quitte le 19 janvier pour entrer dans la constellation du Sagittaire.

    Diamètre apparent : 4,15″

    Magnitude : 1,45

    visible
    à l’œil nu
    visible
    aux jumelles
    visible
    au télescope
  • Jupiter

    Jupiter le 16 janvier 2022

    Jupiter

    Jupiter est visible tout le mois le soir au crépuscule et en première partie de nuit. Au cours du mois, elle se couche de plus en plus tôt. Elle se trouve tout le mois dans la constellation du Verseau.

    Diamètre apparent : 34,36″

    Magnitude : − 2,12

    visible
    à l’œil nu
    visible
    aux jumelles
    visible
    au télescope
  • Saturne

    Saturne le 16 janvier 2022

    Saturne

    Saturne est visible tout le mois le soir au crépuscule et en tout début de nuit jusqu’au 21 janvier, date de son coucher héliaque du soir à Paris. Elle se trouve tout le mois dans la constellation du Capricorne.

    Diamètre apparent : 15,25″

    Magnitude : 0,70

    visible
    à l’œil nu
    visible
    aux jumelles
    visible
    au télescope
  • Uranus

    Uranus le 16 janvier 2022

    Uranus

    Uranus est visible le soir et une grande partie de la nuit, en se couchant de plus en plus tôt en seconde partie de nuit. Elle est tout le mois dans la constellation du Bélier.

    Diamètre apparent : 3,60″

    Magnitude : 5,73

    non visible
    à l’œil nu
    visible
    aux jumelles
    visible
    au télescope
  • Neptune

    Neptune le 16 janvier 2022

    Neptune

    Neptune est visible le soir et en première partie de nuit. Au cours du mois, elle se couche de plus en plus tôt. Elle est tout le mois dans la constellation du Verseau.

    Diamètre apparent : 2,20″

    Magnitude : 7,93

    non visible
    à l’œil nu
    visible
    aux jumelles
    visible
    au télescope
  • Portail des formulaires de calcul de l’IMCCE

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    N’oubliez pas que vous pouvez aussi calculer les instants des levers et couchers des astres et visualiser leur aspect apparent à n’importe quelle date et depuis n’importe quel lieu sur Terre grâce à notre portail de calculs d’éphémérides : https://ssp.imcce.fr.

Cartes du ciel

Cartes du ciel des étoiles brillantes et des planètes visibles dans le ciel de l’hémisphère nord et de l’hémisphère sud, vers l’horizon nord et l’horizon sud, pour le 15 janvier 2022.

  • Hémisphère nord, en direction du nord – 23 h Temps légal français

    Carte du ciel de l’hémisphère nord, en direction du nord, au 15 janvier 2022
    Carte du ciel de l’hémisphère nord, en direction du nord. Crédits IMCCE
  • Hémisphère nord, en direction du sud – 23 h Temps légal français

    Carte du ciel de l’hémisphère nord, en direction du sud, au 15 janvier 2022
    Carte du ciel de l’hémisphère nord, en direction du sud. Crédits IMCCE
  • Hémisphère sud, en direction du nord – 23 h Temps local aux Makes, La Réunion

    Carte du ciel de l’hémisphère sud, en direction du nord, au 15 janvier 2022
    Carte du ciel de l’hémisphère sud, en direction du nord. Crédits IMCCE
  • Hémisphère sud, en direction du sud – 23 h Temps local aux Makes, La Réunion

    Carte du ciel de l’hémisphère sud, en direction du sud, au 15 janvier 2022
    Carte du ciel de l’hémisphère sud, en direction du sud. Crédits IMCCE
  • Vue dans le plan de l’écliptique

    Dans sa course apparente sur l’écliptique, le Soleil est accompagné de plusieurs planètes proches. Celles qui sont à l’est peuvent être observées au coucher du Soleil et en début de nuit selon leur élongation et leur magnitude, celles qui sont à l’ouest le seront en fin de nuit et au lever du Soleil sous les mêmes conditions. La figure suivante montre la configuration au 15 janvier 2022.

    Position de la Lune et des planètes dans le plan de l’écliptique au 15 janvier 2022
    Position de la Lune et des planètes dans le plan de l’écliptique au 15 janvier 2022. Crédits IMCCE
    Déplacement de la Lune et des planètes dans le plan de l’écliptique au cours du mois de janvier 2022. Crédits IMCCE

culture astronomique

La Connaissance des temps 2022 est parue

Première de couverture de la Connaissance des temps 2022
Première de couverture de la Connaissance des temps 2022. Crédits IMCCE

Cet ouvrage d’éphémérides est destiné aux astronomes, aux enseignants et aux étudiants.

Le cœur de cet ouvrage présente, pour l’année en cours, les éphémérides tabulées du Temps sidéral, des variables liées aux nouveaux paradigmes de l’Union astronomique internationale sur les systèmes de référence et les coordonnées du Soleil, de la Lune et des planètes, de Pluton, Cérès, Pallas, Junon et Vesta ; il fournit également les quantités nécessaires au calcul des positions des satellites de Mars, des satellites galiléens de Jupiter, des huit premiers satellites de Saturne et des cinq principaux satellites d’Uranus.

Un chapitre explicatif fournit les informations théoriques permettant de faire les calculs par soi-même ou d’utiliser le logiciel accompagnant l’ouvrage.

Ce volume est le 344e d’une éphéméride créée en 1679 qui a paru sans interruption depuis sa création. Ancienne par sa conception, mais toujours moderne dans sa réalisation, la version actuelle s’appuie sur une partie des récents développements méthodologiques menés à l’IMCCE.

  • Format : 17 cm × 24 cm – 186 pages
  • Éditeur : IMCCE
  • ISBN : 978-2-910015-85-5

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La Connaissance des temps : un journal scientifique publié depuis 1679, épisode XXII

Frontispice de la Connaissance des temps pour l’année 1731
Frontispice de la Connaissance des temps pour l’année 1731. Crédits Observatoire de Paris

La Connaissance des temps (CDT) publie depuis 1679 les éphémérides des corps célestes, ainsi que diverses tables et données à destination des astronomes et des curieux de l’astronomie.

Lire le XXIIe épisode : « Après 1821 : Astéroïdes, Étoiles »

Dans cette lettre d’information, nous continuons d’explorer l’histoire scientifique de cet ouvrage et de voir son évolution au cours des trois derniers siècles. La CDT a‑t‑elle beaucoup changé ? A‑t‑elle été influencée par les événements politiques ? A‑t‑elle participé à l’essor des sciences en général et de l’astronomie en particulier ? Nous allons tenter de répondre à ces questions par une lecture attentive des 342 volumes de la CDT publiés à ce jour. Vous trouverez dans les textes que nous proposons des liens vers les pages de la Connaissance des temps que nous citons pour vous permettre d’avoir accès aux textes originaux.

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science en direct

Séminaires

Compte tenu de la fermeture de l’Observatoire de Paris, les séminaires habituellement ouverts au public sont suspendus jusqu’à nouvel ordre.

  • Bureau des longitudes

    Mercredi 5 janvier 2022 – 14 h 30

    Le déséquilibre énergétique de la planète, responsable du changement climatique, observé par géodésie spatiale

    Benoit Meyssignac (LEGOS/CNES)

    L’accès à la conférence en ligne sera possible via ce lien.

    Vous pourrez vous connecter un peu avant l’heure (ID de réunion : 438 670 3347, code secret : BDL).

Astro en images

Images de la comète C/2021 A1 Leonard

Comète Leonard, noir et blanc
Comète Leonard, noir et blanc. Crédits A. Leroy/R. Montaigut

La comète C/2021 A1 Leonard, dont nous vous parlions dans la lettre du mois dernier, a bel et bien offert un beau spectacle aux observateurs en cette fin d’année.

Voici quelques clichés pris par deux astronomes amateurs du club Uranoscope, accompagnés du détail des données d’observation. Merci à eux !

Matériel

  • Télescope de 200 mm F/D 3.7 avec caméra CCD ATIK 314L+. Prise de vue en remote depuis notre site OPERA.

Images en noir et blanc

  • Prises d’images de 60 s à 10 s (plus la comète se rapprochait de la Terre, plus je diminuais le temps de pose pour éviter d’avoir du mouvement visible sur le noyau). Au total, environ 10 minutes de poses cumulées.

Image en couleur

  • Poses individuelles de 5 s avec filtres RVB, temps total de 4 min 45 s.
Comète Leonard, couleur
Comète Leonard, couleur. Crédits A. Leroy/R. Montaigut