Seminars Temps-Espace

Unless otherwise stated : Monday at 2 pm - Jean-François Denisse room / Observatoire de Paris - 77 Av. Denfert-Rochereau, F-75014 PARIS

For people outside the Observatoire de Paris : please contact the organizers in advance.

Upcoming Seminars

Dernières nouvelles de FRIPON/Vigie-ciel : une première météorite pour le réseau e-FRIPON

François Colas et al., IMCCE

  • Salle Jean-François Denisse. Paris.

Le 1er janvier 2020, une météorite est tombée en Italie. Son entrée atmosphérique a été détectée par des caméras du réseau italien PRISMA qui fait partie du réseau mondial e-FRIPON (Earth Fireball Recovery and InterPlanetary Observation Network). Le réseau FRIPON a été lancé en 2016 à l’initiative de chercheurs de l’IMCCE, du Muséum National d’Histoire Naturelle, de l’Université Paris-Saclay et de l’OSU Pythéas, il compte désormais 100 caméras sur le sol français financées par l’ANR. Le but est de détecter les bolides pouvant produire des météorites, de calculer leurs orbites et leurs zones de chute. Un autre résultat du réseau est constitué de nombreuses orbites (1000 par an) associées aux bolides détectés sans être à la source de météorites. Ce qui permet d’étudier l’origine de la matière interplanétaire. En trois ans et demi, FRIPON a essaimé à travers toute l’Europe et le monde, c’est maintenant une fédération de réseaux nationaux appelée e-FRIPON comprenant le Royaume Uni (SCAMP), la Roumanie (MOROI), l’Allemagne, la Belgique, l’Italie (PRISMA), les Pays Bas, l’Espagne, la Suisse, l’Autriche, le Chili et maintenant le Canada. L’événement du 1er Janvier a été détecté par huit caméras du réseau italien PRISMA géré par l’INAF (Institut national d’Astrophysique). J'en détaillerai l'histoire, et exposerai la situation actuelle des projets FRIPON et de son pendant de sciences participatives Vigie-Ciel.

Inférence de la rhéologie globale de la Terre à partir du mouvement du pôle

C. Bizouard, SYRTE

  • Salle Jean-François Denisse. Paris.

Fausses et bonnes idées dans les outils de statistiques utilisées en astronomie

Bernard Beauzamy, Scociété de Calcul Mathématique

  • Salle Jean-François Denisse. Paris.

Orbital modulation of geological activity

Francis Nimmo, University of California Santa Cruz

  • Salle Jean-François Denisse. Paris.

Many planetary bodies experience tides, which produce time-varying stresses. Seismic activity on the Moon is modulated by tides, and there are hints of similar effects on Earth (but not, so far, Mars). In this talk I'll describe two other places where tides modulate geological activity at different periods: Io, a highly volcanic moon of Jupiter; and Enceladus, a small icy moon of Saturn. In both cases we can use remote-sensing observations of the modulation to make inferences about the properties of these bodies' interiors. One could imagine similar approaches being used for tidally-distorted exoplanets (e.g. the TRAPPIST system).

The road from meridian circles to Gaia and beyond

Erik Høg, Copenhagen University, Niels Bohr Institute

  • Salle Jean-François Denisse. Paris.

The enormous development of astrometry in the years since 1925 is the subject, astrometry being the branch of astronomy for high-accuracy measurement of stellar positions, distances and motions. -- As student of 21 years in 1953 I began to work at the new meridian circle at Brorfelde located 50 km from Copenhagen. I became fascinated by the instrument and saw the great importance of astrometry for astronomy and astrophysics. As a stipendiary in Hamburg, I proposed in 1960 a new method of astrometry by photon counting, using a photo-multiplier as detector and the then novel electronic computers for data reduction. The idea fitted well with plans for an expedition with the Hamburg meridian circle to Perth in Western Australia and we implemented the new method 1960-67 on the instrument. -- The new method was adopted by Pierre Lacroute in France in his design 1964-74 of a scanning satellite. Pierre Lacroute became the father of space astrometry. In 1975 ESA began a study of this idea. I became involved and have been able to contribute to space astrometry since then. The study led to the first satellite for space astrometry, Hipparcos, launched in 1989 on a three year mission and it became a great success. In 2013 a new astrometric satellite, Gaia, was launched by ESA and the first results have now shown that it is, as expected, a million times more powerful than Hipparcos. Plans for a Gaia successor with Near Infrared capabilities, GaiaNIR, for launch about 2035 have been worked out with partners in Europe, USA, Japan and Australia. We have proposed to ESA in Hobbs+2019 arXiv:1907.12535 that GaiaNIR be studied.

Les liens optiques sol-espace de la station laser de l’Observatoire de Calern.

Julien Chabé, OCA

  • TBD. Paris.

La station de télémétrie laser MéO (Observatoire de la Côte d’Azur – site de Calern) est l’instrument sur lequel s’appuie le Service National d’Observation (SNO) « Stations de télémétrie laser » de l’ANO 1. MéO fournit la grande majorité des mesures de distance Terre-Lune au niveau mondial et contribue au réseau International Laser Ranging Service (ILRS) par son suivi quotidien des satellites artificiels. L’équipe MéO mène en parallèle une R&D pour améliorer les mesures de télémétrie laser en terme d’exactitude, de précision et de portée. Dans ce séminaire, nous présenterons les évolutions récentes du service d’observation ainsi que l’ensemble des activités R&D de l’équipe MéO autour de liens optiques pour la télémétrie laser et le transfert de temps. Enfin, nous présenterons un travail récent sur les liens lasers espace-sol télécoms ainsi que les perspectives métrologiques associées à ce type de lien.

La Hire à l’observatoire de Paris : analyse moderne de 35 ans d’observations méridiennes (1683-1718)

J. Souchay, SYRTE

  • Salle Jean-François Denisse. Paris.

Généralement moins connu que ses contemporains de l’observatoire de Paris Picard et Cassini, Philippe de La Hire (1640-1718) a joué un rôle déterminant dans l’évolution de la science astronomique, comme le prouve par exemple sa construction des tables de la Lune. De plus il a entrepris pendant plus de trois décennies un relevé quasi-journalier des instants et des hauteurs de transit au méridien des étoiles, de la Lune et du Soleil, précieusement conservé sous forme de carnets d’observation disponibles à la bibliothèque de l’observatoire de Paris. Nous analyserons, à l’aune des méthodes de l’astrométrie moderne, les différents résultats provenant de ces observations méridiennes, qui permettent d’une part de déterminer la précision des observations et la stabilité des horloges mécaniques utilisées, d’autre part de contraindre certains paramètres fondamentaux comme l’obliquité et la datation exacte des solstices.

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